Gabriel Attal a présenté ce samedi 30 mai La France insoumise et le Rassemblement national comme ses "adversaires" à la présidentielle, appelant les Français non pas à faire barrage contre eux, mais à "submerger" ceux qui sont à ses yeux des "marchands de haine" et des "apôtres du déclin".
"Mes adversaires, c'est La France insoumise et le Rassemblement national ", a expliqué l'ancien Premier ministre, présentant ces deux formations comme celles "qui attisent les haines dans notre pays, qui s'en prennent à nos compatriotes juifs, à nos compatriotes musulmans".
Il a également décrit les projets du RN et de LFI comme "un péril pour la France qui laissera (le pays) fissuré, brisé, laminé".
Des propos qui ont rapidement été dénoncés par le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon .
"Vraiment, Monsieur Attal, les insoumis sont des 'marchands de haine'? Et ces paroles indignes sont des messages raisonnables? Et LFI 'apôtres du déclin'? Vraiment?", a-t-il écrit sur X.
Sous les acclamations de ses soutiens réunis au parc des expositions de la Porte de Versailles, Gabriel Attal a aussi promis de "ne jamais se tromper d'ennemi", assurant que ses adversaires "ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu'en 2024", faisant allusion à Édouard Philippe , son rival au sein du bloc central également dans la course à l'Élysée sous les couleurs du parti Horizons.
Le candidat de Renaissance s'est également engagé à ne "jamais" se livrer au jeu des "petites phrases, des attaques basses, des piques puériles".
