Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
CONTRE-POINT - Le chef de l’État n’échappera pas à la fatalité des fins de présidence jugées à l’aune de ce qu’elles n’ont pas apporté plus qu’en considération de ce qu’elles ont semé.
Voici Emmanuel Macron entré dans la dernière année de son mandat . Que ses proches à l’Élysée donnent eux-mêmes le coup d’envoi des « dernières fois » - dernier sommet Choose France , dernier 14 Juillet, derniers vœux au Français… - est un triple aveu. Celui d’un besoin de mise en scène de la part d’un homme formé au théâtre. Celui de la nécessité d’écrire lui-même le récit de sa présidence, faute de relais disposés à jouer ce rôle. Celui de l’incapacité à continuer d’agir aujourd’hui et à se projeter dans le futur.
Le chef de l’État aimerait que la notion d’ « indépendance » apparaisse comme le fil rouge de son décennat. L’indépendance stratégique grâce au doublement du budget des armées, l’indépendance énergétique grâce à la relance de la filière nucléaire, l’indépendance européenne grâce au tournant d’un endettement commun, l’indépendance économique grâce aux efforts de relocalisation de certaines productions…
Ce récit est d’autant plus à construire qu’il ne coïncide pas avec le…
-70% sur votre abonnement. Sans engagement.
