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educationvia Sud Ouest··3 min de lecture

Handicap à l’école : un rapport sénatorial préconise de stabiliser les effectifs d’AESH

Personnalités citées :Olivier Paccaud
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Le contexte

Depuis 2006, la France a mis en place une politique d'inclusion scolaire pour les élèves en situation de handicap, entraînant une augmentation significative du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). Cependant, cette politique est critiquée pour son coût et son efficacité, avec des résultats mitigés en termes de réussite scolaire.

Ce qu'il faut retenir

Un rapport sénatorial recommande de stabiliser le nombre d'AESH et de renforcer les liens avec le secteur médico-social. Le rapport souligne que malgré l'augmentation des moyens, les résultats scolaires ne sont pas satisfaisants. Il propose de développer des partenariats avec les collectivités territoriales et de favoriser des temps de travail complets pour les AESH, qui souffrent d'une précarité importante.

Ce que ça change

Ce rapport pourrait influencer les décisions politiques concernant l'inclusion scolaire et la gestion des AESH en France. Il met en lumière la nécessité d'une réforme pour améliorer les conditions de travail des AESH et l'efficacité du système éducatif pour les élèves en situation de handicap.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Face à un modèle jugé budgétairement insoutenable, un rapport sénatorial recommande de stabiliser le nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap et de renforcer les liens avec le secteur médico-social

Face à une politique d’inclusion scolaire au « modèle budgétairement insoutenable » et « qui n’atteint pas ses objectifs », un rapport sénatorial recommande jeudi de stabiliser le nombre d’AESH , ces personnels accompagnant les élèves handicapés, et de renforcer la coopération avec le secteur médico-social.

Depuis la mise en place de l’école inclusive en 2006, « des moyens très importants ont été mis sur la table avec un nombre d’AESH qui ne cesse d’augmenter », a souligné le sénateur Olivier Paccaud (LR), rapporteur du budget de l’Éducation nationale, lors d’une conférence de presse. « Or […] les résultats en termes de réussite scolaire et de climat scolaire ne sont pas forcément au rendez-vous », a regretté l’élu de l’Oise, à l’origine du rapport intitulé : « De la compensation du handicap à l’accessibilité des apprentissages : vers une école plus inclusive. »

Depuis 2006, l es effectifs des élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire ont plus que triplé, passant d’environ 155 000 à plus de 500 000. Quatre enfants en situation de handicap sur dix ont redoublé au moins une fois dans le premier degré, et près de la moitié dans le second degré. En 2022, moins d’un quart d’entre eux accédaient à l’enseignement supérieur.

Le budget consacré à l’école inclusive atteint 4,7 milliards d’euros en 2026, en hausse de près de 23 % depuis 2023, dont 3,2 milliards dédiés aux accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces personnels étaient environ 140 000 en juin 2025, avec près de 100 000 recrutés depuis 2017, faisant des AESH le deuxième métier de l’Éducation nationale.

Une dynamique « pas soutenable à terme », estime Olivier Paccaud, qui préfère miser sur le renfort des coopérations entre le secteur médico-social et le scolaire. Il défend la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS), le développement des unités externalisées d’enseignement (UEE), ainsi qu’un renforcement de la présence de professionnels médico-sociaux dans les établissements. Il propose aussi une codécision entre Éducation nationale et services de santé pour l’orientation des élèves.

Le rapport pointe par ailleurs les limites du modèle des AESH, marqué par une forte précarité. Majoritairement employés à temps partiel, ils travaillent en moyenne 25,5 heures par semaine et perçoivent environ 1 030 euros nets mensuels. Une situation qui nuit à l’attractivité du métier et complique la fidélisation des personnels. S’il écarte la création d’un statut de fonctionnaire – une demande insistante de ces personnels – le rapport insiste sur la nécessité de développer les temps complets, en favorisant les partenariats avec les collectivités territoriales.

Dans un rapport distinct, présenté mercredi aux syndicats, les inspections de l’éducation (IGESR) et des affaires sociales (IGAS) écartent aussi la fonctionnarisation des AESH, qui « paraît inappropriée » « dans un contexte où la transition majeure à opérer consiste à réinvestir massivement dans l’accessibilité et l’accompagnement pédagogique ». Le rapport, révélé par le site spécialisé Yanous, préconise néanmoins une revalorisation de leur rémunération. Les auteurs estiment que le modèle actuel a engendré un « dispositif sous tension, caractérisé par la précarité d’un métier majoritairement féminin et une réponse partiellement inadaptée aux besoins complexes des élèves ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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