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educationvia Sud Ouest··2 min de lecture

Harcèlement scolaire : de 2 % à 4 % des enfants et adolescents disent en être victimes

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Le contexte

Le harcèlement scolaire est un sujet préoccupant en France, avec des études menées régulièrement pour évaluer son ampleur. Le ministère de l'Éducation nationale a mis en place des protocoles pour mieux comprendre la situation des élèves face à ce phénomène. L'étude récente s'inscrit dans un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire.

Ce qu'il faut retenir

Une étude du ministère de l'Éducation révèle que 4 % des collégiens et 2 % des lycéens déclarent subir du harcèlement scolaire. Pour la première fois, les élèves pouvaient remplir un questionnaire nominatif, ce qui pourrait avoir influencé les résultats. Les garçons et les filles sont également touchés par ce phénomène. Des écarts significatifs sont observés selon les filières au lycée, avec des taux de harcèlement plus élevés en CAP. Les résultats de cette étude sont inférieurs à ceux d'autres recherches sur le sujet.

Ce que ça change

Cette étude met en lumière la persistance du harcèlement scolaire en France et souligne l'importance de la lutte contre ce phénomène. Les résultats pourraient influencer les politiques éducatives et les actions mises en place pour protéger les élèves. La différence avec d'autres études pourrait également susciter des débats sur la méthodologie et la perception du harcèlement scolaire.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Selon le ministère, la baisse constatée par rapport aux études précédentes s’explique par le fait que, cette fois-ci, les questionnaires pouvaient être nominatifs, ce qui a pu influer sur les réponses données par les élèves

Trois écoliers sur 100, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens subissent du harcèlement scolaire, selon une étude publiée mardi 9 juin par le service statistique du ministère de l’Éducation, réalisée sur la base d’un questionnaire d’auto-évaluation qui pouvait être nominatif.

« Pour la première fois et sur la base du volontariat, les élèves pouvaient indiquer leurs noms et prénoms. D’après ces auto-évaluations, 3 % des écoliers (CE2-CM2), 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d’aspects liés à la vie scolaire », détaille dans une note la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp).

Cette auto-évaluation s’est déroulée lors de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, en novembre 2025.

Alors que les questionnaires remplis en 2023 et 2024 étaient anonymes, cette fois-ci, les élèves « pouvaient, sur la base du volontariat, inscrire leurs noms et prénoms ». Les résultats ne sont donc pas comparables, souligne la Depp.

Ce changement de protocole a pu « induire des changements de comportement dans le remplissage du questionnaire » et « pourrait être à l’origine de la baisse uniforme observée de la part d’élèves en situation de harcèlement par rapport à 2024 », de 1 % à 2 %.

L’étude conclut que les garçons sont autant concernés que les filles par les situations de harcèlement scolaire et qu’au lycée, d’importants écarts ressortent selon les filières. La part d’élèves concernés en deuxième année et en troisième année de CAP est jusqu’à huit fois plus élevée que celle des autres lycéens (9 %, contre 1 % en première et 3 % en terminale).

En outre, 13 % des élèves dans le premier degré, 6 % au collège et 5 % au lycée sont dans des situations de dégradation de vie scolaire intermédiaires dites « à surveiller ».

Au total, 678 établissements ont transmis des grilles et 33 240 questionnaires ont pu être exploités par la Depp qui a ensuite travaillé sur des échantillons représentatifs.

La Depp réalise cette étude depuis 2023, dans le sillage d’un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire.

Ses chiffres sont plus faibles que ceux établis par d’autres études. Selon une étude publiée en janvier par l’agence Santé publique France, par exemple, plus de 16 % des enfants de 6 à 11 ans sont probablement victimes de harcèlement scolaire.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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