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socialvia Sud Ouest··2 min de lecture

Hausse du Smic : la CGT réclame l’ouverture de négociations salariales sur les salaires minimum dans toutes les branches

Personnalités citées :Sophie Binet
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Le contexte

La question du salaire minimum en France est un sujet récurrent, particulièrement en période de revalorisation automatique. La CGT, l'un des principaux syndicats français, a souvent plaidé pour une amélioration des conditions salariales dans divers secteurs. La revalorisation du Smic prévue pour le 1er juin 2023 suscite des inquiétudes quant aux grilles salariales dans plusieurs branches professionnelles.

Ce qu'il faut retenir

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle à rouvrir des négociations salariales dans tous les secteurs en raison de la revalorisation du Smic. Elle souligne que 80 % des branches professionnelles ont des minima inférieurs au Smic, ce qui entraîne des situations où des salariés restent au Smic toute leur carrière. La CGT propose d'indexer tous les salaires sur le Smic et les prix pour éviter que les rémunérations stagnent malgré l'ancienneté.

Ce que ça change

Cette demande de la CGT pourrait entraîner des discussions sur les conditions de travail et les salaires dans de nombreux secteurs. Si les négociations sont ouvertes, cela pourrait améliorer la situation salariale de nombreux travailleurs, en particulier ceux dont les salaires sont actuellement inférieurs au Smic.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que la revalorisation automatique du salaire minimum au 1er juin approche, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet appelle à une révision globale des grilles salariales

La secrétaire générale de la Confédération générale du travail, Sophie Binet, a appelé vendredi à rouvrir des négociations salariales dans tous les secteurs, au moment où la réévaluation automatique du Smic au 1er juin placera « 80 % des branches professionnelles avec des minima inférieurs » au salaire minimum.

« Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches », a réclamé, sur Franceinfo, Sophie Binet, jugeant « scandaleux que le patronat refuse de négocier ». « Au 1er juin, il va y avoir 80 % des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic, cela veut dire des métiers dans lesquels on est au Smic à vie », a critiqué la numéro un de la CGT.

Selon le ministère du Travail, à fin avril, un quart des 178 branches du secteur général ont une grille salariale qui démarre sous le Smic. La CGT en avait, elle, dénombré début avril « 76 branches sur 230 », soit un tiers. Les conventions collectives de ces branches ne sont pas automatiquement revalorisées quand le Smic évolue. Or, au 1er juin, celui-ci va augmenter de 2,41 % par un effet mécanique, l’inflation en avril ayant dépassé 2 % sous l’effet de la hausse des coûts de l’énergie entraînée par la guerre au Moyen-Orient.

Cela ne signifie pas pour autant que des salariés soient payés au-dessous du Smic, l’employeur devant combler l’écart. Toutefois, lorsque plusieurs niveaux d’ancienneté sont rattrapés par l’évolution du salaire minimum, la rémunération des salariés peut stagner au Smic malgré leur gain d’ancienneté.

« Nous faisons une proposition toute simple pour éviter ça, c’est d’indexer l’ensemble des salaires sur les prix et sur le Smic, de faire en sorte que quand le Smic augmente, tous les autres salaires suivent et augmentent en même temps », a avancé Sophie Binet, citant les exemples de la Belgique et du Luxembourg.

Comme la CGT, la CFDT, première centrale syndicale française, n’a de cesse de réclamer la réouverture des négociations salariales par branche dans les entreprises comme dans la fonction publique, notamment pour les grilles démarrant encore sous le Smic.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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