Par Louis Hausalter , envoyé spécial à Amiens
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REPORTAGE - En déplacement dans sa ville natale lundi, le chef de l’État s’est rendu sur un site de production de pneumatiques qui a bénéficié du soutien de l’État.
« Il n’y a pas beaucoup de femmes, ici ! », s’exclame Emmanuel Macron en saluant une salariée de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Comme d’autres avant elle, le président interroge sur son parcours cette technicienne arrivée récemment. Auparavant, il s’est fait montrer quelques-unes des consoles qui commandent les nombreuses machines impliquées dans la chaîne de fabrication des pneumatiques. En toile de fond, le bruit incessant des machines et l’odeur âcre du caoutchouc, dans l’immense site d’où sortent chaque année plus de quatre millions de pneus.
Dans sa ville natale, ce lundi, le chef de l’État tente d’illustrer « ce qu’on est en train de faire pour réindustrialiser le pays », comme il l’explique aux salariés à l’issue de sa déambulation. À Amiens, Goodyear a pourtant longtemps symbolisé les déboires de l’emploi industriel en France. Il y a une dizaine d’années, l’autre usine locale du groupe américain a fermé, laissant plus d’un millier de salariés sur le carreau, au terme d’un feuilleton…
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