Lors de son premier meeting de campagne, Gabriel Attal s’est posé en solution pour sortir de la « tenaille des extrêmes ». Et a cherché à souligner son envie et son énergie, alors qu’Edouard Philippe tient une longueur d’avance sur lui dans les sondages.
« Mes adversaires, c’est La France insoumise et le Rassemblement national », « marchands de haine » et « apôtres du déclin ». Par ces mots, samedi 30 mai, Gabriel Attal , candidat Renaissance à l’élection présidentielle, a posé le cap de sa campagne, qu’il lançait au Parc des expositions porte de Versailles à Paris. « Ce qu’il faut, plutôt qu’un barrage, c’est submerger La France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de français qui se seront mis à espérer pour leur pays », a-t-il continué.
L’homme de 37 ans a affirmé ce samedi qu’il se présente à la présidentielle pour « l’espoir, l’avenir et l’optimisme », assurant avoir « mûri » en exerçant le pouvoir comme Premier ministre et ministre d’ Emmanuel Macron et démontré ainsi qu’il était possible de « bouger les choses sans mettre la France à feu et à sang ». Une référence implicite, là encore, à Jean-Luc Mélenchon , Marine Le Pen et Jordan Bardella . « Je laisse à d’autres le sang et les larmes, a-t-il continué sur le même registre. Moi je vous promets l’action et l’espoir ».
« Et je vous prie de croire une chose : je n’ai jamais perdu mon énergie, mon audace, ma détermination. J’ai toujours cette même force d’agir », a-t-il complété. Une manière de tenter d’inverser la tendance, alors que la plupart des sondages placent Edouard Philippe - autre principal candidat du centre - devant lui en termes d’intention de vote. Ce 30 mai encore, Le Figaro , dans un sondage réalisé par l’Ifop-Fiducial, annonce qu’en cas de duel entre les deux hommes au premier tour de l’élection présidentielle, le maire du Havre serait crédité de 14 % des intentions de vote, soit 5 points de plus que son jeune rival.
Devant ses partisans, le candidat de Renaissance a fait deux promesses aux Français : tout d’abord, refaire de la France « la première puissance d’ Europe en dix ans. C’est notre rang, c’est notre place, c’est notre destin », a-t-il affirmé. La deuxième promesse consiste à redonner à « chaque Français la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants vivra mieux que la sienne ».
« Et c’est la force de ces deux engagements qui nous permettra de briser la tenaille entre les extrêmes, entre les déclinistes et les extrémistes », a assuré Gabriel Attal qui lance une série de grands meetings que vont donner plusieurs candidats de premier plan à la présidentielle d’ici à l’été.
L’ex-Premier ministre, candidat du parti Renaissance, a ensuite énuméré ses chantiers prioritaires, en particulier l’éducation, « mère de toutes les batailles ». Il a promis, s’il était élu, de ramener la France en 10 ans aux premières places du classement international Pisa sur l’éducation.
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