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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Justice criminelle : le projet de loi de Gérald Darmanin rejeté en commission à l’Assemblée, camouflet pour le garde des Sceaux

Personnalités citées :Gérald DarmaninSacha Houlié
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Le contexte

Le projet de loi sur la justice criminelle, porté par Gérald Darmanin, a été introduit dans un contexte de forte pression politique suite à l'affaire Lyhanna, une affaire médiatisée concernant le meurtre d'une fillette. Ce projet vise à réformer certains aspects de la justice criminelle, notamment par l'introduction d'un dispositif de plaider-coupable.

Ce qu'il faut retenir

Les députés ont rejeté en commission le projet de loi sur la justice criminelle, avec 18 voix contre 16. L'ensemble de la gauche a voté contre, tandis que le Rassemblement national s'est abstenu. Le texte, qui inclut la création d'un dispositif de plaider-coupable, sera débattu à l'Assemblée à la fin du mois. Le rejet en commission soulève des doutes sur la capacité du gouvernement à obtenir une majorité pour faire passer le texte.

Ce que ça change

Ce rejet en commission constitue un revers pour Gérald Darmanin et pourrait compliquer l'adoption du projet de loi à l'Assemblée. Cela reflète les tensions politiques autour des réformes judiciaires et pourrait influencer le débat public sur la sécurité et la justice en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les députés ont voté contre le texte sur la justice criminelle porté par le garde des Sceaux, déjà dans la tourmente depuis l’affaire Lyhanna

Les députés ont rejeté mercredi en commission le projet de loi sur la justice criminelle porté par Gérald Darmanin, un camouflet pour le garde des Sceaux, déjà dans la tourmente depuis l’affaire Lyhanna . Le projet de loi a été rejeté par 18 voix contre 16 en commission des Lois à l’Assemblée, l’ensemble de la gauche ayant voté contre et le Rassemblement national s’étant abstenu, selon des sources parlementaires.

Le texte, qui contient notamment la création d’un dispositif de « plaider-coupable » décrié, doit être débattu dans l’hémicycle à la fin du mois. Il y arrivera donc dans la version adoptée par le Sénat. Mais son rejet mercredi présage d’une majorité difficile à trouver pour le gouvernement. « L’ensemble du projet de loi revient » à « mettre à terre toute une partie des droits de la défense », a fustigé l’ancien président de la commission des Lois Sacha Houlié (apparenté groupe socialiste).

L’examen en commission avait pourtant bien commencé pour l’exécutif. Lundi, les députés avaient approuvé le compromis proposé par Gérald Darmanin sur la mesure phare du « plaider-coupable ». La procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) proposée prévoit qu’en échange d’une reconnaissance des faits par l’accusé, il lui soit proposé une peine inférieure d’un tiers, l’audience étant réduite à une demi-journée. L’objectif est d’accélérer le traitement des dossiers et de lutter contre l’engorgement des tribunaux. Face à l’opposition des avocats, le gouvernement s’est toutefois engagé à exclure du périmètre les viols et l’ensemble des crimes passibles de la cour d'assises. Mais la gauche, tout comme le Rassemblement national, sont restés opposés à la mesure.

Lors de la suite de l’examen mardi, plusieurs autres mesures clés du texte avaient été adoptées. L’une d’elles portait sur la modification de la composition des cours criminelles départementales et l’extension de leur compétence. Une autre concernait un volet portant sur la généalogie génétique, destinée à aider à résoudre certaines affaires. Un autre article adopté mercredi matin prévoit le raccourcissement des délais imposés aux avocats pour leurs requêtes en nullité.

Le vent a finalement tourné mercredi matin en fin d’examen : plusieurs articles ont successivement été supprimés. L’un d’eux portait par exemple sur l’anonymisation de l’identité des magistrats dans les décisions diffusées en données ouvertes. Le vote sur l’ensemble du texte a finalement été sans appel. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour le ministre de la Justice, qui est soumis à une forte pression politique et médiatique après la mort tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans dont le meurtrier présumé avait fait l’objet de plusieurs plaintes.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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