Les services de renseignement français ont “mis fin à leur contrat avec Palantir” pour remplacer le géant américain de l’analyse de données cofondé par Peter Thiel, proche de Donald Trump, par un “concurrent national, ChapsVision”, rapporte le Financial Times . Le média économique y lit le signe de “la volonté des pays européens de réduire leur dépendance envers les entreprises américaines de la tech”.
“Nous devons construire notre propre autonomie stratégique”, a fait valoir le Premier ministre français en annonçant cette mesure le mardi 16 juin. Sébastien Lecornu a assorti son annonce d’un plan d’investissement de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle (IA) et a indiqué que les “fonctionnaires de l’État auraient accès à un assistant IA propulsé par le français Mistral”.
The Daily Telegraph résume ainsi ce “revirement spectaculaire” : les services secrets français “abandonnent Palantir par crainte d’une dépendance aux logiciels américains”. Outre-Manche aussi Palantir provoque des remous ; une commission parlementaire a même demandé que “le Royaume-Uni rompe ses liens avec le spécialiste de l’analyse de données”, dont les systèmes sont utilisés par le service national de santé, le NHS, et par la police.
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