Après une phrase antisémite, l’ex-élue écologiste Lila Djellali s’est formée auprès du rabbin Émile Ackermann. Un processus qu’ils défendent, main dans la main, comme réponse politique aux discriminations qu'ils ont subi.
Une Arabe et un Juif entrent dans un bar… L’histoire de Lila Djellali et d’ Émile Ackermann pourrait débuter comme une des mauvaises blagues racistes dont l’époque reste coutumière. C’est justement pour contrer l’essentialisation et les assignations identitaires que l’écolo, devenue quasi paria pour une phrase antisémite et le rabbin se retrouvent une fois par semaine depuis juillet 2025 au Babel Café, dans le XXe arrondissement de Paris. Le 28 mai, la formation à l’antisémitisme qui a débouché sur une forte amitié accouchera d’un colloque au Sénat où ils proclameront « Causons commun » pour « mieux comprendre les mécanismes contemporains des discriminations et du harcèlement » en donnant « la parole aux personnes directement concernées ».
Pourtant, au soir du 26 mai 2025, il semblait compromis que Lila Djellali, alors adjointe écologiste à la mairie du XXe arrondissement, retrouve une tribune politique. Ce jour-ci, le conseil, présidé par l’édile Place publique Éric Pliez, se réunit. Au menu des délibérations, du classique : subventions aux associations, plan vélo, hommage à Maryse Condé qui donnera son nom à une bibliothèque… Jusqu’à un vœu « relatif à la guerre à Gaza et au Proche-Orient » , déposé par les socialistes. Rien d’épidermique a priori. Avant la mise au vote, Lila Djellali sollicite la parole pour « remercier les communistes » qui « depuis le premier jour de ce mandat » ont déposé un vœu en soutien à la Palestine .
Mais l’élue écologiste ne s’arrête pas là et s’embarque dans un exposé des plus confus : « Il y a une phrase d’un de nos anciens présidents – peut-être que quelqu’un va trouver, ça peut être une bonne petite...
La gauche face au droit à l’erreur : comment après une phrase antisémite l’ex-élue écologiste Lila Djellali s’est formée auprès du rabbin Émile Ackermann
