Le 10 mai 2025 à Paris, manifestation du groupe d’extrême droite « Comité du 9 Mai ». Ce défilé annuel commémore la mort de Sébastien Deyzieu, membre du groupuscule « Oeuvre Française », tombé d’un toit le 7 mai 1994 en tentant d’échapper à la police ADNAN FARZAT / NURPHOTO VIA AFP
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Le tribunal administratif de Paris a confirmé l’interdiction par la préfecture de police de Paris de la manifestation du Comité du 9-mai, un groupe néofasciste, ainsi que celle de la contre-manifestation antifasciste, qui étaient toutes deux prévues samedi 9 mai dans la capitale, rapportent « Libération » et « Le Monde ».
En début de semaine, le préfet de police de Paris Patrice Faure avait longuement motivé, dans un arrêté long de quatre pages , sa décision d’interdiction de la manifestation du Comité du 9-mai. Il revient sur l’historique d’actions du groupuscule d’extrême droite puis rappelle que lors de la marche similaire organisée le 10 mai 2025, « plusieurs participants » avaient « dissimulé volontairement tout ou partie de leur visage sans motif légitime » , et ce malgré « l’engagement formel des organisations » à faire « cesser de tels agissements » . Ce qui constitue pourtant un délit selon l’article 431-9-1 du Code pénal. Face à cette entorse répétée à la loi, le préfet de police considère alors un « risque sérieux » de récidive.
Conformément aux orientations définies avec le ministre de l’Intérieur, @NunezLaurent , j’ai pris des arrêtés interdisant la manifestation dite « Comité du 9 mai » à Paris et les rassemblements déclarés afin de protester contre celle-ci. Dans un contexte marqué par de violents… pic.twitter.com/E7nhMDv7OR
Patrice Faure fait aussi savoir que l’année dernière des « militants ont été interpellés » pour des saluts nazis et que « plusieurs manifestants ont arboré des symboles associés à l’idéologie néonazie » .
En parallèle, la Préfecture de Police fait aussi mention d’un « contexte politique tendu et très polarisé » , rappelant la mort du militant de la mouvance néonazie Quentin Deranque , lynché le 16 février 2026 à Lyon, lors d’une rixe avec des militants antifascistes. Un lynchage, qui avait particulièrement fait réagir les mouvements d’extrême droite partout en Europe. Et ce, alors même que ce rendez-vous du 9 mai devrait accueillir « des militants ultranationalistes parmi les plus radicaux et en provenance de plusieurs pays européens, notamment de la Hongrie, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Espagne et de l’Italie » .
Décryptage Comment l’extrême droite identitaire tente de faire de Quentin Deranque un « martyr »
