À quel moment précis une bonne partie de la gauche française a-t-elle commencé à se méfier de François Ruffin ? Difficile à dire…
Était-ce en novembre 2019, lorsque le député de la Somme a séché une “marche contre l’islamophobie”, au prétexte qu’il avait foot ce jour-là ? Ou bien quatre ans plus tard, lorsqu’on lui a demandé, en interview, s’il serait prêt à faire passer une loi permettant aux jeunes de plus de 16 ans de changer librement de genre, même sans l’accord de leurs parents ? Sa réponse – en substance : la gauche ne devrait pas céder à tous les effets de mode en matière de politique sociale, mieux vaut privilégier le travail, les salaires, le partage des richesses –, avait provoqué un tollé. Les militants avaient dénoncé une posture arriérée, et Ruffin s’était excusé “en toute humilité”, affirmant sa volonté de progresser sur les questions de genre et les droits des personnes LGBTQI.
Mais c’est sans doute à l’été 2024 que la rupture avec La France insoumise (LFI) fut définitivement consommée . Cette année-là, Ruffin reproche au chef du parti, Jean-Luc Mélenchon, ses méthodes autoritaires et ses stratégies cyniques pendant la campagne des élections législatives anticipées. Dès lors, les proches de Mélenchon cessent de considérer le populaire député de la Somme comme un é
“L’IA a été créée par un petit groupe d’hommes blancs”
