Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé que l’enveloppe dédiée aux allégements de cotisations sociales ne sera pas augmentée malgré la hausse du smic au 1er juin
Le ministre des Comptes publics David Amiel a confirmé vendredi que les allégements de cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires seraient gelés, malgré la hausse du smic au 1er juin . « Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux n’augmentera pas. Elle ne baissera pas » non plus, a déclaré sur TF1 David Amiel, par rapport aux quelque 74 milliards d’euros qui figurent dans le budget de cette année.
« Nous avons, depuis le début de cette crise, décidé d’engager […] des aides ciblées et des aides financées », a rappelé le ministre. Il a considéré qu’une augmentation générale des allègements liée à la hausse du smic, elle-même provoquée par la hausse de l’inflation consécutive à la guerre au Moyen-Orient, « s’élèverait à plus de 2 milliards d’euros », et ne serait pas « ciblée ».
Elle bénéficierait « à la fois à des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien, des entreprises qui sont en première ligne face à la crise […] et d’autres qui le sont beaucoup moins, des entreprises qui augmentent les salaires et d’autres qui ne le font pas », a-t-il expliqué. Ces nouveaux allègements, en outre, « ne seraient évidemment pas financés puisque ce n’était pas prévu dans le budget, pour un coût très important ».
L’ensemble des organisations patronales a dénoncé depuis la semaine dernière la perspective de ce gel, évoquant pour les entreprises « une double peine », hausse des salaires et gel des allègements. David Amiel a confirmé que le coût de la guerre, et donc les économies à réaliser par le gouvernement pour y faire face, serait « très certainement davantage que 6 milliards d’euros », ce qui avait été initialement annoncé, « puisqu’on le voit, le conflit a tendance à s’enkyster dans le détroit d’Ormuz ».
Enfin, alors que le FMI a révisé jeudi sa prévision de croissance pour la France cette année de 0,9 % - qui est encore la prévision du gouvernement - à 0,7 %, le ministre a considéré que « nous sommes très, très loin d’une récession » et que « nous tenons d’ailleurs mieux que beaucoup d’autres pays européens ».
