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autrevia Le Figaro — Économie··4 min de lecture

Le Médiateur de l’énergie distribue des «cartons rouges» aux opérateurs Primagaz et JPME et tance Enedis

Personnalités citées :Bernard Doroszczuk
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Le contexte

Le Médiateur national de l'énergie est une autorité publique indépendante en France, chargée de traiter les litiges entre les consommateurs et les opérateurs du secteur de l'énergie. Son rapport annuel 2025 met en lumière les évolutions du marché de l'énergie et les problèmes rencontrés par les consommateurs, notamment en ce qui concerne les pratiques des opérateurs.

Ce qu'il faut retenir

Dans son rapport annuel 2025, le Médiateur de l'énergie signale une baisse des saisines de 10% par rapport à l'année précédente, avec des plaintes principalement liées aux réseaux de distribution d'électricité. Enedis est particulièrement critiqué pour sa gestion des demandes des consommateurs. Le Médiateur a également attribué des 'cartons rouges' à Primagaz et JPME pour leurs pratiques défaillantes envers les clients. Primagaz a multiplié par cinq le nombre de litiges en deux ans, tandis que JPME concentre 80% des litiges liés au photovoltaïque.

Ce que ça change

Le rapport du Médiateur met en lumière des problèmes persistants dans le secteur de l'énergie, ce qui pourrait inciter les autorités à renforcer la régulation des opérateurs. Les sanctions infligées à Primagaz et JPME pourraient également avoir des répercussions sur la confiance des consommateurs envers ces entreprises et sur le marché de l'énergie en général.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Dans son rapport annuel 2025, publié ce mardi, l’autorité publique indépendante pointe une baisse de 10% des saisines l’an dernier, avec 10.475 demandes de médiation. Mais elle relève des pratiques encore préoccupantes chez certains opérateurs.

Une «accalmie sur le marché de l’énergie» qui se répercute sur l’activité du Médiateur national de l’ énergie . Dans son rapport annuel 2025, publié ce mardi, l’autorité publique indépendante pointe une baisse de 10% des saisines l’an dernier, avec 10.475 demandes de médiation - dont 6545 ont été déclarées recevables (-8 % par rapport à 2024). Un second recul consécutif - après une diminution de 17% en 2024 - qui cache des «évolutions contrastées» , souligne le Médiateur.

En effet, les saisines liées à la contestation des prix du gaz et de l’électricité ont par exemple chuté de 62%. Cela s’explique par le reflux des prix de gros de l’énergie et la généralisation des compteurs communicants, qui rendent les facturations plus fiables. À l’inverse, les saisines recevables concernant les réseaux de distribution d’électricité ont augmenté de 21% par rapport à 2024, avec des plaintes centrées sur des retards ou manquements de raccordement (+24%), des problèmes d’ouvrages du réseau (+11%) ou une détérioration de la qualité de fourniture (+23%).

Elles impliquent Enedis dans près de neuf cas sur dix. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité voit les saisines le concerner augmenter de 17% en 2025. «Les efforts affichés par l’entreprise au niveau national ne se traduisent toujours pas par des améliorations concrètes sur le terrain», précise le rapport. Sur le raccordement et les ouvrages réseau, le Médiateur de l’énergie souligne que «la prise en charge des demandes des consommateurs est particulièrement insuffisante dans les régions Provence Alpes du Sud, ainsi que Île-de-France Ouest».

Par ailleurs, Enedis fait face à une explosion des dossiers liés à des fraudes aux compteurs Linky , avec des saisines recevables multipliées par quatre en 2025. Si le Médiateur condamne fermement ces pratiques, qu’il juge techniquement avérées dans plus de neuf cas sur dix, il critique la lenteur de réaction du distributeur. Des fraudes observées en 2022 ou 2023 n’ont été traitées qu’en 2025. Enfin, la procédure de redressement financier pour récupérer l’énergie non payée est jugée perfectible et «n’est pas suffisamment robuste» .

Malgré ce climat plus serein observé en 2025, le Médiateur a de nouveau distribué deux cartons rouges à des opérateurs dont les défaillances persistent. Pour la deuxième année consécutive, Primagaz et JPME sont pointés du doigt. Le premier, un fournisseur de GPL, écope de cette sanction en raison d’un traitement jugé défaillant de ses clients depuis fin 2023, au moment du déploiement d’un nouveau système de facturation. Pour le Médiateur, «c’est le cas le plus préoccupant» . Le nombre de litiges le concernant a été multiplié par cinq en deux ans, concernant des facturations perturbées, des prélèvements bloqués ou des impossibilités de finaliser de nouvelles contractualisations. Le «service réclamation ne fonctionne pas» , ajoute l’autorité. Le Médiateur Bernard Doroszczuk s’inquiète de la trajectoire actuelle : «Même en début 2026, le nombre de litiges augmente. Cette situation interpelle sur le professionnalisme de la société.»

Quant à JPME, il s’agit d’une marque de la société Actelios Solutions, qui s’est spécialisée dans l’achat de la production d’électricité des panneaux solaires photovoltaïques des particuliers. Elle concentre à elle seule 80% des litiges liés au photovoltaïque en 2025, et a enregistré 621 saisines l’an dernier, soit une multiplication par plus de deux en un an. Cette entreprise s’est fait connaître grâce à des tarifs de rachat attractifs et un dispositif de «batterie virtuelle» , avec parfois jusqu’à 800 euros de frais d’entrée. Une fois ces montants encaissés, de nombreux producteurs ont été confrontés à un « défaut de paiement quasi généralisé» . Le Médiateur dénonce également des modifications unilatérales et trompeuses des prix de rachat. «Cette situation et les agissements de JPME, signalés par le Médiateur dès 2024, ont conduit le ministre chargé de l’Économie à retirer début 2026 l’autorisation d’achat ou revente dont bénéficiait JPME » , note le rapport, entraînant le basculement de ses anciens usagers vers EDF ou des distributeurs de dernier recours.

Par ailleurs, lors de la présentation de son rapport, le Médiateur a été interrogé sur l’impact potentiel sur le marché de l’énergie de la guerre au Moyen-Orient . Questionné sur l’apparition de litiges directement liés à ce conflit, Bernard Doroszczuk a répondu que c’était «beaucoup trop tôt» . À ce stade, l’autorité ne constate que de légers frémissements, limités à quelques demandes d’informations ciblées de consommateurs inquiets. Le Médiateur prévient toutefois : «Le sujet pourra se poser à l’automne, peut-être un peu avant» , estimant qu’ «il y a quelque chose un peu sous le radar» à surveiller de près dans les prochains mois.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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