« Vous ne jouez pas votre vie. » À l’issue de la première phase de réponses sur Parcoursup , le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste s’est voulu rassurant. Faisant valoir que deux lycéens sur trois avaient déjà reçu au moins une proposition sur la plateforme, il a tenté de dédramatiser, à l'égard de ceux toujours dans l’attente ou qui ont vu leurs premiers choix refusés.
« Si on regarde le public des lycéens, ceux qui vont passer le baccalauréat, il y a aujourd’hui deux lycéens sur trois qui ont déjà reçu une réponse favorable » , a-t-il déclaré sur franceinfo. Et, pour tous les autres, « il n’y a aucune raison d’être désespéré maintenant : ça ne fait que commencer » , a ajouté le ministre, assurant que « tout le monde trouvera une place » . « Les lycéens qui ont plusieurs possibilités font faire un choix et donc ils vont libérer des places et d’autres pourront en trouver » , a-t-il avancé.
L’an dernier, déjà deux tiers des lycéens avaient reçu au moins une proposition sur Parcoursup dès le premier jour, et 94 % au terme de la procédure. « À la fin, on avait 34 jeunes pour qui on n’avait pas trouvé de solution. C’est 34 de trop, mais c’est 34 pour 1 million de candidats » , a insisté le ministre.
À l’attention des jeunes non admis dans la filière de leur choix, Philippe Baptiste a souligné que « c’est un moment stressant, c’est vrai, mais vous ne jouez pas votre vie » car « la vie se construit » , et peut comprendre des changements de parcours. L’ancien président du Centre national d’études spatiales a par ailleurs récusé l’idée que Parcoursup soit « une boîte noire » : c’est « une plateforme » , un « outil numérique » . Invité en janvier dernier sur le même plateau, il avait déjà tenté d’éclaircir les critères en œuvre derrière Parcoursup.
Parcoursup a recueilli cette année les vœux de 1 046 000 candidats à une admission dans l’enseignement supérieur, « un chiffre record depuis 2018 » et le lancement de la plateforme pour succéder à APB, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.
Parmi les candidats, figurent 657 000 lycéens scolarisés en France, soit 9 500 de plus que l’année dernière, 206 000 étudiants souhaitant changer de voie (+23 000) et 122 000 candidats non scolarisés et ayant un projet de reprise d’études (+10 000). Plusieurs réponses sont possibles pour chaque formation demandée : être accepté ( « oui » ), être accepté sous condition ( « oui si » , pour des filières universitaires qui demandent à l’étudiant de suivre un parcours d’accompagnement pédagogique ou personnalisé), être sur liste d’attente ou encore être refusé (uniquement pour les filières sélectives).
Comme chaque année, les candidats ont 48 heures pour accepter ou refuser une proposition d’admission. La phase principale d’admission va durer jusqu’au 11 juillet, période pendant laquelle les candidats continueront de recevoir des réponses. Du 11 juin au 10 septembre, de nouveaux vœux seront possibles dans les formations qui disposent encore de places. Tout ce processus reste conditionné à l’obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 7 juillet.
