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educationvia Le HuffPost··2 min de lecture

Le ministre de l’Éducation nationale annonce que les lycéens pourront passer une épreuve de spécialité du bac en langue régionale

Personnalités citées :Édouard Geffray
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Le contexte

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une réforme concernant le baccalauréat qui permettra aux lycéens de passer certaines épreuves dans des langues régionales. Ce changement s'inscrit dans un contexte plus large de valorisation des langues régionales en France et de leur intégration dans le système éducatif.

Ce qu'il faut retenir

À partir du bac 2028, les lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale pourront passer l'épreuve correspondante dans cette langue. Le ministre a précisé que le sujet d'examen sera le même, simplement traduit. Cette mesure s'appliquera à une seule spécialité, l'autre devant être préparée et passée en français. Les textes réglementaires seront publiés cet été pour permettre aux élèves de s'adapter à ce nouveau cadre.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait renforcer l'enseignement des langues régionales et encourager leur usage dans le système éducatif français. Elle marque une avancée dans la reconnaissance des langues régionales, tout en maintenant le français comme langue principale d'enseignement. Cela pourrait également influencer les futurs parcours scolaires et les choix d'orientation des élèves.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Voilà une nouvelle qui va plaire aux défenseurs des langues régionales. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé dans le quotidien Ouest-France ce dimanche que les lycéens ayant suivi une spécialité dans une langue régionale pourront, à partir du bac 2028, passer l’épreuve correspondante dans cette langue.

« À partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale (...) dans une langue vivante régionale, il pourra passer l’épreuve correspondante dans cette langue » , a affirmé M. Geffray, expliquant que le sujet d’examen serait « le même, simplement traduit » .

Logiquement, le grand oral du baccalauréat étant adossé aux deux spécialités, « la partie qui porte sur celle suivie en langue régionale pourra, elle aussi, se dérouler dans cette langue » , a expliqué le ministre. Cette disposition vaudra cependant « pour une seule spécialité » , l’autre devant « être obligatoirement préparée et passée en français » , a-t-il affirmé.

Par exemple, « un élève qui aura suivi la spécialité maths en breton pourra la passer en breton, et la spécialité physique-chimie en français » , a expliqué M. Geffray. Aujourd’hui, même si un élève a suivi une spécialité entière en langue régionale, il ne peut que passer son épreuve en français, « sauf si la langue elle-même constitue la spécialité » , a-t-il souligné.

Le ministre a rappelé que ce principe existait déjà dans l’enseignement supérieur : ainsi un étudiant en droit qui suit un cours en anglais « passe ses partiels en anglais pour le cours correspondant » . « Le baccalauréat étant le premier diplôme de l’enseignement supérieur, la même logique doit lui être appliquée » , selon lui.

En termes de calendrier, M. Geffray a assuré que les textes sortiront « au cours de l’été, pour que les élèves entrant en première à la rentrée prochaine puissent accomplir leur cycle terminal dans ce nouveau cadre » . « Leur première épreuve en langue régionale se tiendra donc à la fin de leur terminale, lors de la session 2028 » , a-t-il affirmé.

Cette « véritable section bilingue » , selon le ministre, « ne menace ni ne fragilise en rien le français » et, d’ailleurs, « les élèves concernés continueront à passer l’essentiel de leurs épreuves en français, au sein d’un parcours scolaire bilingue que l’institution reconnaîtra enfin à sa juste valeur » .

M. Geffray a également estimé que ces nouvelles modalités pourraient concerner « certaines langues vivantes étrangères à terme » .

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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