Une animatrice de maternelle aurait arraché une peluche des mains d’un enfant et l’aurait traité de “sale gosse”. Un autre enfant se serait fait tirer les oreilles, d’autres se seraient fait crier dessus, auraient reçu des taloches, ou auraient été enfermés dans le noir. Des parents racontent que leur fils se plaignait d’avoir mal aux fesses. Un médecin l’examine : l’enfant aurait été violé.
Le scandale des mauvais traitements dans les écoles et le périscolaire prend de l’ampleur : à Paris, une dizaine de crèches, une centaine de maternelles et une vingtaine d’écoles élémentaires font actuellement l’objet d’enquêtes. Le maire, Emmanuel Grégoire , révèle qu’une centaine d’animateurs ont été suspendus. Seize employés d’une maternelle du VII e , un arrondissement cossu, ont été placés en garde à vue après le dépôt d’une trentaine de plaintes par des parents. Deux hommes et une femme, accusés de “gestes à caractère sexuel” sur des mineurs, vont être présentés à un juge d’instruction. Depuis sa prise de fonctions en mars dernier, Emmanuel Grégoire promet la “transparence totale” sur cette affaire. Dans une interview, l’élu socialiste a confié avoir lui-même été victime de violences sexuelles pendant des mois, en classe de CM1.
Le collectif de parents d’élèves SOS Périscolaire a publié d
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