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gouvernementvia Le HuffPost··2 min de lecture

Les pistes de Lecornu pour faire payer les auteurs de dégradations dans l’espace public

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sébastien LecornuGabriel AttalJordan Bardella
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Le contexte

Le gouvernement français, sous l'impulsion de Sébastien Lecornu, prépare un projet de loi pour faire payer les auteurs de dégradations dans l'espace public. Ce projet fait suite aux violences survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions et s'inscrit dans un débat politique plus large sur la responsabilité individuelle en matière de violences collectives.

Ce qu'il faut retenir

Sébastien Lecornu a annoncé un projet de loi visant à faire payer les auteurs de dégradations dans l'espace public. Ce projet, basé sur le principe du 'casseur payeur', stipule que ceux participant à des attroupements violents devront assumer les coûts des destructions. Lecornu a précisé que les contributions seraient adaptées aux capacités financières des individus. Ce projet de loi répond aux critiques sur la gestion du maintien de l'ordre et vise à apaiser les tensions politiques entre la droite et la gauche.

Ce que ça change

Ce projet de loi pourrait modifier la manière dont les dégradations dans l'espace public sont traitées juridiquement, en rendant les individus responsables financièrement. Cela pourrait également influencer le débat politique en France sur la sécurité et la responsabilité individuelle, tout en cherchant à apaiser les tensions entre les différentes factions politiques.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

« Casseur payeur » . Après les violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement s’apprête à présenter en conseil des ministres, au mois de juillet, un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs le coût des dégradations commises dans l’espace public » , a annoncé Sébastien Lecornu ce dimanche 14 juin.

Évoquant les « finances publiques fortement dégradées » , le Premier ministre juge qu’il n’est « plus acceptable que la collectivité supporte le coût des destructions commises par quelques-uns ». « Demain toute personne prenant part à un attroupement violent au cours duquel des dégradations sont commises pourra être tenue de contribuer civilement à leur réparation. Un principe simple : lorsqu’on participe à une violence collective, on doit en assumer individuellement les conséquences » , a-t-il indiqué sur X.

Ce principe du « casseur payeur » est loin d’être nouveau dans le débat politique. À l’époque où il était Premier ministre, Gabriel Attal en avait fait un des axes de sa politique, martelant à l’envi son « tu casses, tu répares » avant que la dissolution freine ses ambitions. Le parti Les Républicains est sur la même ligne, avec une proposition de loi « visant à suspendre les droits aux prestations et aux aides publiques pour les personnes reconnues coupables d’exactions lors de rassemblements ou de manifestations » déposée à l’Assemblée nationale dès juin 2025, et régulièrement remise sur le tapis par les parlementaires.

Sans entrer dans les détails, Sébastien Lecornu a expliqué que « cette contribution pourra être adaptée aux capacités financières de chacun, y compris sous la forme de versements modestes étalés dans le temps ». Il a en revanche écarté une suspension intégrale pour les familles bénéficiaires d’aides, à laquelle il « ne croit pas » , a-t-il indiqué dans Le Parisien . « Les prestations sociales pourront être sollicitées dans les conditions prévues par la loi, sans remettre en cause le reste à vivre des personnes concernées », soulignant la « vocation éducative » d’une telle réparation.

Après les débordements qui avaient suivi le sacre parisien, le gouvernement a essuyé des critiques sur sa gestion du maintien de l’ordre à sa gauche, tandis que la droite dénonçait à l’inverse une forme de laxisme généralisé, le président du RN Jordan Bardella faisant « évidemment un lien (avec) la politique migratoire ». L’annonce de ce projet de loi permet donc au gouvernement de répondre aux attaques, soignant à la fois sa droite sans - pour l’instant - se mettre à dos la gauche avec des mesures de suspension intégrale. « Avec ce double dispositif, il y a une voie de passage au Parlement » , veut croire l’entourage du Premier ministre.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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