L’alternance entre nuages et soleil se poursuit, et pas que pour les prévisions météo . Après une petite remontée le mois dernier , la cote de popularité d’Emmanuel Macron est à nouveau dans la tourmente. S’il ne flirte pas encore avec son plus bas historique, le président de la République peine à conserver une image positive aux yeux des Français, selon l’enquête mensuelle YouGov que Le HuffPost publie ce samedi 6 juin.
Avec 18 % d’opinions favorables, Emmanuel Macron chute de trois points en un mois. La baisse reste contrôlée. Mais elle marque la fin de trois mois d’embellies, visibles dans notre graphique ci-dessous , où le chef de l’État avait regagné petit à petit des points dans l’estime des Français.
En ce mois de juin, le voilà jugé bien plus sévèrement, en particulier par les 35-44 ans. Il enregistre une baisse de 8 points dans cette catégorie de population, passant de 22 à 14 % d’opinion favorable. « Il s’agit d’un “retour à la normale”, puisqu’auprès de cette population Emmanuel Macron oscille autour des 14-15 % depuis mai 2025 » , souligne YouGov.
Ces derniers mois, Emmanuel Macron menacé d’impuissance à moins d’un an de sa fin de mandat s’était mis en retrait des problématiques nationales, se consacrant quasi exclusivement à l’international. Après avoir atteint un record d’impopularité fin 2025, cette stratégie lui avait permis de regagner des points dans l’estime des Français. Mais dans un contexte inflationniste, avec la baisse du pouvoir d’achat, du moral des ménages et la hausse des prix des carburants, les Français attendraient-ils du chef de l’État qu’il mette à son tour les mains dans le cambouis ?
Car de façon paradoxale, Sébastien Lecornu se retrouve épargné, alors qu’il est pourtant en première ligne au vu de ses fonctions. Après trois mois de baisse consécutive, sa cote de popularité reprend quelques couleurs en ce début juin pour atteindre les 26 % d’opinions favorables (+2 points).
Ce petit regain intervient après l’annonce fin mai d’un nouveau paquet d’aides pour faire face à la flambée des prix des carburants : prolongation des aides à l’achat de carburants dans le secteur des transports routiers, doublement de l’indemnité pour les travailleurs modestes gros rouleurs, augmentation des indemnités de déplacement ... Depuis, le prix du SP95-E10, l’essence plus consommée en France, est retombé sous le seul symbolique des 2 euros par litre. Mais alors que son coût a bondi de 16 % % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les annonces du Premier ministre ont fait leur petit effet. Selon Matignon, 439 339 personnes avaient enregistré une demande pour l’aide « gros rouleurs » à la fin du mois de mai.
L’enquête a été réalisée sur 1002 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 1 au 3 juin 2026.
