L’astronaute français Thomas Pesquet se prépare pour une nouvelle mission en 2027 tout en confirmant son ambition d’atteindre la Lune à long terme
Thomas Pesquet salue mardi l'« opportunité » de repartir en 2027 pour la troisième fois dans l’espace dans le cadre d’une mission scientifique au sein de la Station spatiale internationale et garde « en tête » « la Lune » pour « le long terme ».
Les deux astronautes Thomas Pesquet et Arnaud Prost partiront dans l’espace en 2027 dans le cadre d’un accord signé entre la France et l’entreprise spatiale américaine Vast, annoncé lundi par le président Emmanuel Macron. « Ce qui est super intéressant, c’est que ça permet aussi d’envoyer dans l’espace Arnaud Prost. Pour moi, le but de long terme, c’est la mission Artémis vers la Lune », a confié Thomas Pesquet.
Les deux Français participeront à des missions différentes, mais qui dureront toutes les deux « approximativement deux semaines », a précisé l’entreprise californienne Vast dans un communiqué. « Cette mission s’est présentée, on a choisi de la saisir », explique Pesquet. « Les missions vers la station spatiale, c’est toujours de la recherche. Les besoins continuent à exister. Ces missions un petit peu plus courtes sont une nouvelle opportunité de maximiser le retour scientifique de la station spatiale » (ISS), dont la fin est programmée pour 2030.
Thomas Pesquet, 48 ans, a déjà effectué deux missions au sein de l’ISS. Fin novembre 2025, l’agence spatiale européenne a annoncé que trois astronautes européens - un Allemand, un Italien et un Français - allaient participer aux prochaines missions Artémis, dont l’objectif est de retourner sur la Lune avant 2030.
Parmi les astronautes français potentiels figure évidemment Thomas Pesquet, qui estime que ce troisième envol en 2027 lui permettra d’ajouter une « corde à son arc », puisqu’il devrait devenir à cette occasion le premier commandant non-américain d’un vaisseau américain. « La toute première opportunité, je pense, pour la Lune, ce sera en 2029. Et donc, avoir une mission mi-2027 n’a absolument pas d’impact » négatif, a-t-il souligné.
