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Mort d’André Santini, ancien ministre et indéboulonnable maire d’Issy-les-Moulineaux

Personnalités citées :André SantiniValérie PécresseXavier Iacovelli
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Le contexte

André Santini a été maire d'Issy-les-Moulineaux pendant 46 ans, ayant été élu pour la première fois en 1980. Il a également occupé des postes au sein du gouvernement français, notamment comme ministre délégué à la communication sous Jacques Chirac. Son mandat a été marqué par des controverses, notamment des accusations de harcèlement.

Ce qu'il faut retenir

André Santini, ancien maire d'Issy-les-Moulineaux, est décédé à 85 ans après une longue carrière politique. Il avait été réélu lors des dernières municipales malgré des problèmes de santé. Santini a été député et a occupé plusieurs postes ministériels. Son décès a suscité des hommages de personnalités politiques, soulignant son impact sur la ville et la région.

Ce que ça change

Le décès d'André Santini marque la fin d'une ère pour Issy-les-Moulineaux, où il a joué un rôle central pendant près d'un demi-siècle. Cela pourrait entraîner des changements dans la dynamique politique locale et la succession à la mairie, ainsi qu'une réévaluation de son héritage, notamment en raison des accusations qui l'ont entouré.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux depuis 1980, est mort à l’âge de 85 ans. Son décès est survenu dans la nuit de ce dimanche 31 mai au lundi 1er juin, a appris Le Parisien , une information confirmée par la mairie des Hauts-de-Seine à l’AFP. L’homme, très affaibli, avait tenu à se présenter aux dernières municipales pour une 46e année à la tête de la ville du sud-ouest de Paris.

André Santini avait à nouveau remporté les élections, en passant pour la première fois de sa carrière par un second tour. Il avait été vu pour la dernière fois le 28 mars au conseil municipal d’installation, en fauteuil roulant. Il n’était pas question pour lui de désigner un successeur : « Dès lors que vous désignez quelqu’un, c’est fini » , expliquait-il au Parisien , déplorant tout de même que Gabriel Attal ait souhaité rester dans sa ville de Vanves plutôt que de le rejoindre. Et d’ajouter : « Je pense que je suis encore utile pour faire aboutir des projets. » Depuis l’élection, son état de santé s’était fortement dégradé.

L’homme, né dans le XIVe arrondissement de Paris dans une famille modeste aux origines corses, n’avait pas fait de véritable campagne pour cette nouvelle élection. Il était hospitalisé depuis le mois d’octobre après une mauvaise chute et des problèmes cardiaques. Il avait donc seulement rencontré ses soutiens le 8 mars, lors d’un brunch.

Il a consacré 46 ans de sa vie à la ville d’Issy-les-Moulineaux, où il est arrivé sur les conseils de Charles Pasqua. « On a fait du beau, avec de très grands architectes, sans chasser personne et sans faire des quartiers de riches » , estimait-il en début d’année. Il avait même hérité des qualificatifs de maire « visionnaire » et « bâtisseur » . Durant ses années de mandature il s’était également forgé une réputation d’homme misogyne, orgueilleux et sanguin.

En janvier 2025, Mediapart révélait que deux anciens collaborateurs du maire d’Issy-les-Moulineaux l’accusent de harcèlement et d’agressions sexuelles. Dans plusieurs échanges diffusés par le média, l’édile sollicitait des « caresses » . Une information judiciaire avait été ouverte en octobre 2024, et est toujours en cours. Il contestait tout comportement inadapté.

Il fait également l’objet d’une plainte pour outrage sexiste après avoir qualifié de « pin-up » deux élues qu’il a qualifié de « pin-up » en décembre 2023. L’homme avait précédemment été condamné à trois reprises pour des injures publiques envers des personnalités politiques écologistes.

Au-delà de sa longue carrière politique à Issy-les-Moulineaux, André Santini a été député centriste durant plus de 20 ans. Il y était reconnu pour ses jeux de mots et avait décroché une première fois le prix de l’humour politique, en 1989 pour avoir piqué le ministre de la justice du moment : « Saint-Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland ! »

Il a également été secrétaire d’État aux rapatriés puis ministre délégué à la communication auprès du ministre de la Culture et de la communication, sous Jacques Chirac de 1986 à 1988. Il avait fait son retour au gouvernement sous Fillon en occupant le poste de secrétaire d’État chargé de la fonction publique de juin 2007 à juin 2009.

Sur X, Valérie Pécresse a rendu hommage à une « figure de la vie politique francilienne » . « Bâtisseur, visionnaire, travailleur inlassable, il était aussi fidèle en amitié. Il nous manque déjà » , a-t-elle écrit sur ses réseaux sociaux. Xavier Iacovelli, sénateur des Hauts-de-Seine, évoque sur X « un grand maire » qui « a fait de sa ville l’une des plus prospère de France » .

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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