André Santini, député UDI des Hauts-de-Seine, le 15 janvier 2013 à Paris - Bertrand Guay, AFP/Archives
Il venait d'entamer son huitième mandat. L'ancien ministre André Santini (UDI), emblématique maire d'Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine depuis plus de 46 ans, est mort dans la nuit de dimanche à lundi . En dépit d'une hospitalisation depuis des semaines, le centriste, au profil controversé , n'avait pas hésité à se présenter à nouveau aux municipales à 85 ans, assurant ne "pas avoir hésité" , et parvenant à se faire largement réélire .
Moins de trois mois après sa réélection, que va-t-il désormais se passer pour cette ville aux portes de Paris? C'est désormais le conseil municipal d'Issy les-Moulineaux qui va avoir la charge de lui trouver un successeur.
Première étape: permettre au conseil municipal de se retrouver à nouveau au complet. La mort d'André Santini ampute en effet l'organe municipal de l'un de ses membres. Un nouveau conseiller municipal va donc d'abord faire son entrée. Comme le prévoit le code électoral , le conseil municipal va se baser sur les résultats des dernières élections, s'arrêter au nom du dernier élu et proposer au candidat suivant sur la liste, qui n'avait donc pas réussi à faire son entrée, à rejoindre l'équipe municipale.
Une fois le conseil municipal à nouveau effectif, il va à nouveau pouvoir se réunir. Dans la foulée, le conseil municipal, qui sera présidé par le premier adjoint au maire puis par le doyen du conseil municipal, votera pour son successeur. Un seul candidat peut se présenter tout comme plusieurs.
A Issy-les-Moulineaux, le plus probable est que ce soit son premier adjoint qui soit élu: Thierry Lefevre. Les modalités du vote sont les mêmes que pour une élection classique: c'est toujours le conseil municipal qui procède en effet par vote à la désignation du nouveau maire.
Dans les communes de moins de 1.000 habitants, les habitants sont appelés à revenir aux urnes dans les 15 jours qui suivent le décès du maire.
En pleine campagne des municipales, André Santini n'avait fait qu'une seule apparition publique, lui qui était jusque-là connu pour sillonner Issy-les-Moulineaux matin, midi et soir. Il était alors apparu en fauteuil roulant, très amaigri .
"Bien sûr, quand vous êtes entre les mains des médecins vous êtes obligé de vous poser la question. Mais dans la mesure où les avis médicaux reconnaissent que la situation n’a pas de lien avec un éventuel surmenage de travail et qu’un certificat médical atteste que je suis intellectuellement en forme, je n’ai pas hésité", avait alors tenté de banaliser l'édile.
Quelques semaines plus tard, il était certes largement en tête au premier tour . Mais le score avait tout d'une claque pour lui, lui qui était depuis des années, élu dès le premier soir des municipales, avant d'être conforté dans son fauteuil de maire une semaine plus tard .
