Réélu depuis son lit d’hôpital, rattrapé par des affaires judiciaires, André Santini s’est éteint après 46 ans de règne sur Issy-les-Moulineaux. Une longévité politique d’un autre temps, bâtie autant sur son sens de la formule que sur une gestion autoritaire.
Il n’avait même pas pu faire campagne, si ce n’est en sortant une fois de son lit d’hôpital pour un ultime brunch militant. Malgré son état de santé et des affaires d’agression et harcèlement sexuels, André Santini avait été facilement reconduit aux dernières municipales, avec près de 48 % des voix dans une triangulaire, comme maire de d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Un huitième mandat – neuvième si l’on compte son élection par le conseil municipal en 1980 – qui aura à peine eu le temps de débuter : André Santini vient de mourir...
Mort d’André Santini, la fin du potentat d’Issy-les-Moulineaux
