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justicevia France 24··2 min de lecture

Mourad Farès, ex-recruteur de jihadistes pour la Syrie, déchu de sa nationalité française

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Le contexte

Mourad Farès est un ancien recruteur de jihadistes français pour la Syrie, condamné en 2020 à 22 ans de prison pour avoir incité des jeunes à rejoindre des groupes jihadistes. La déchéance de nationalité est une mesure qui peut être prise par l'État français contre des individus ayant commis des actes graves, notamment en lien avec le terrorisme.

Ce qu'il faut retenir

Mourad Farès a été déchu de sa nationalité française par un décret publié au Journal officiel. Il avait été condamné pour avoir recruté des jeunes pour le jihad en Syrie et pour avoir dirigé un groupe de combattants. La déchéance de nationalité est possible si l'individu possède une autre nationalité, ce qui n'est pas précisé dans son cas. Farès a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires liées à des filières d'acheminement vers la Syrie.

Ce que ça change

Cette décision de déchéance de nationalité souligne la politique de sécurité de l'État français face au terrorisme et à la radicalisation. Elle pourrait avoir des implications sur d'autres cas similaires et sur la manière dont la France gère les individus liés à des activités jihadistes.

L'article complet

Source originale sur france24.com

L'ancien recruteur de jihadistes Mourad Farès a été déchu jeudi de sa nationalité française, selon un décret paru au Journal officiel. Il avait été condamné en 2020 à 22 ans de prison pour avoir incité une quarantaine de jeunes à partir faire le jihad en Syrie ainsi que pour y avoir dirigé un groupe de combattants.

Condamné en 2020 à Paris , Mourad Farès, l'un des principaux recruteurs de jihadistes français pour la Syrie , a été déchu de sa nationalité française, selon un décret publié jeudi 11 juin au Journal officiel.

Ce fils d'immigrés marocains né en septembre 1984 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) avait été condamné à une peine de 22 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

La nationalité française peut être perdue si l'intéressé en fait la demande ou à l'initiative de l'autorité publique. "La qualité de Français ne se perd qu'à la condition que la personne concernée dispose au préalable d'une autre nationalité", explique sur son site le ministère de l'Intérieur. Dans le cas de Mourad Farès, le décret ne précise pas la seconde nationalité de Mourad Farès.

Le nom de ce transfuge de l'organisation État islamique (EI) est apparu dans plusieurs dossiers de filières d'acheminement vers la Syrie jugés à Paris, dont celui du départ de dix jeunes Strasbourgeois en décembre 2013, puis lors du procès d'un jihadiste français membre du groupe EI, Tyler Vilus , ou encore d'un membre des commandos du 13-Novembre .

Les juges lui imputent l'organisation jusqu'à la mi-2013 de plusieurs réunions évoquant des départs en Syrie à Paris, Strasbourg ou Lyon.

Il était lui-même parti en juillet 2013, traversant l'Europe en voiture avec trois comparses, après avoir reçu plusieurs virements bancaires.

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Mourad Farès, qui, lors de son procès, avait réfuté avoir combattu en Syrie, a selon le ministère public "participé à des actions armées" au sein du groupe État islamique en Irak et au Levant (EIIL, devenu État islamique en 2014), avant de quitter l'organisation pour intégrer la brigade du jihadiste français Oumar Diaby, alias Omar Omsen , affiliée au Front al-Nosra , ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

La cour d'assises avait également reconnu Mourad Farès coupable d'avoir "dirigé" début 2014 cette brigade de jeunes combattants francophones, en l'absence d'Oumar Diaby, alors parti au Sénégal .

Au retour de ce dernier en Syrie en février-mars 2014, Mourad Farès avait quitté le groupe après une "dispute" qui, a-t-il assuré, n'était pas une "lutte de pouvoir", puis la Syrie quatre mois plus tard. Arrêté en Turquie , il avait été remis à la France en septembre 2014 et il a collaboré avec les autorités.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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