La nouvelle préfète de région et de la Gironde a pris ses fonctions ce lundi. Sur sa feuille de route, sécurité, économie, démographie, viticulture et transition climatique
Sophie Brocas, nouvelle préfète de région, a un profil singulier : ancienne journaliste, entrepreneure, romancière (cinq romans à son actif) et donc haute fonctionnaire. Native de Vieux-Boucau, dans les Landes, « première bachelière d’une famille travailleuse », elle intè...
Sophie Brocas, nouvelle préfète de région, a un profil singulier : ancienne journaliste, entrepreneure, romancière (cinq romans à son actif) et donc haute fonctionnaire. Native de Vieux-Boucau, dans les Landes, « première bachelière d’une famille travailleuse », elle intègre l’ENA au tournant du siècle pour intégrer la Préfectorale. Ses fonctions l’ont menée en Charente, en Dordogne, dans les cabinets (passage à l’Élysée, conseillère spéciale d’Élisabeth Borne période ministre de la Transition environnementale), à la tête d’une administration centrale (directrice générale des Outre-mer)…
Après le Loiret, elle a pris ses fonctions ce lundi 18 mai à la tête de la plus grande région de France, grande comme l’Autriche. Trop tôt pour entrer dans la multitude de dossiers qui l’attendent, elle s’est attachée à définir l’esprit dans lequel elle envisage son action : « S’occuper des femmes et des hommes qui vivent dans cette région, assurer leur liberté, leur sécurité », indique-t-elle.
Thématique à prendre dans sa double acception : la sécurité des biens et des personnes, un fil rouge de son action à venir ; mais aussi dans sa dimension de protection des habitants de la région face aux défis à venir, la démographie, le vieillissement de la population et la transition écologique. Sophie Brocas se pose en garante de la promesse républicaine et entend œuvrer à combler les fractures pour éviter une région et une France à deux vitesses.
Autre priorité, l’économie : « Créer de l’emploi, de la richesse, c’est un enjeu de souveraineté nationale », estime-t-elle. Et se porter aux côtés des entreprises qui innovent et à l’écoute de celles qui souffrent. La crise viticole, à Bordeaux comme à Cognac (16), compte parmi les sujets qui clignotent déjà en rouge, donc prioritaires. Sophie Brocas va aussi imposer son style : « Je ne suis pas une préfète de région qui tient les rênes courtes », a-t-elle adressé à ses équipes. Et d’expliquer : « Plutôt que lire des notes, je préfère apprendre avec les pieds et découvrir un sujet avec ceux qui le vivent. »
