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justicevia Le HuffPost··3 min de lecture

Parmi les interpellés après la victoire du PSG en Ligue des champions, un policier hors service immédiatement incarcéré

Personnalités citées :Aly Diouara
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Le contexte

Le Paris Saint-Germain a remporté la Ligue des champions, entraînant des célébrations qui ont dégénéré en violences à Paris. Les forces de l'ordre ont été mobilisées pour gérer les débordements, entraînant de nombreuses interpellations. Ce contexte de tensions entre supporters et police est récurrent lors d'événements sportifs majeurs en France.

Ce qu'il faut retenir

Un policier hors service a été condamné à deux ans de prison, dont 14 mois ferme, pour avoir braqué son arme sur des automobilistes après la victoire du PSG. Les faits se sont déroulés dans le 6e arrondissement de Paris, où le policier a agi sans se désigner comme tel. Il a été interpellé par d'autres forces de l'ordre présentes sur les lieux. L'IGPN a ouvert une enquête sur son comportement et d'autres incidents liés aux célébrations ont également été signalés.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions sur le comportement des forces de l'ordre lors d'événements publics et sur la légitimité de l'usage d'armes par des policiers hors service. Elle pourrait également avoir des répercussions sur la perception de la police par le public et sur les politiques de sécurité lors de manifestations sportives.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Parmi les personnes jugées en comparution immédiate après les débordements en marge du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions , il y avait un policier. Ce mardi 2 juin, Erwan M., 24 ans, comparaissait notamment pour avoir braqué dans la nuit de samedi à dimanche un automobiliste avec son arme de service, alors même qu’il était hors service.

Le fonctionnaire a été condamné à deux ans de prison dont 10 mois avec sursis, soit 14 mois de prison ferme, avec incarcération immédiate. Il a également une obligation de soins et l’interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans. Il était jugé pour violence avec arme, violences en réunion et port d’arme de catégorie D.

Un mandat de dépôt a été prononcé à son encontre et il a été aussitôt incarcéré. Le tribunal correctionnel n’a pas fait droit à sa demande de non-inscription de sa condamnation à son casier judiciaire.

Les faits se sont déroulés samedi dernier peu avant 22 heures, dans le 6e arrondissement de Paris, rapporte BFMTV . Deux hommes qui célébraient la victoire se sont arrêtés à un feu rouge, agitant des drapeaux de leur club par la fenêtre de leur voiture. Le policier s’est alors mis en travers de leur chemin et a braqué une arme dans leur direction.

« Il a sorti son arme sans se désigner en tant que policier, sans mettre de brassard, et il a braqué mon ami au volant, et lui a dit de couper le contact en l’insultant, ’Fils de pute’, ’Bouge pas ou je te shoote’ » , racontent les deux hommes à la chaîne d’information. Et de poursuivre : « Il a essayé de me mettre au sol, il m’a braqué avec son arme devant mon visage, sans aucun motif, heureusement qu’il y avait des témoins et la gendarmerie sur place. » Selon eux, ils auraient également été la cible de propos racistes : « Rentrez chez vous, vous n’êtes pas dans votre pays ! »

Le policier, ainsi qu’un autre homme cagoulé qui l’accompagnait, ont été interpellé par les forces de l’ordre qui se trouvaient à proximité. À la barre, il a affirmé : « J’étais ivre, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. » Selon RMC , l’IGPN mène des investigations complémentaires alors que le policier risque une interdiction définitive d’exercer son métier. Le port d’arme est légal pour un policier même hors service, mais sa sortie de l’étui ne peut se faire qu’en cas de danger ou de légitime défense, selon l’article 114-4 du règlement général d’emploi de la police nationale.

L’IGPN a également été saisie après le signalement du député et maire insoumis de La Courneuve Aly Diouara affirmant qu’un adolescent de 13 ans a été éborgné samedi soir par un tir de LBD d’un policier.

Durant le week-end, plus de 890 personnes ont été interpellées et, à Paris, 225 majeurs ont été placés en garde à vue. Depuis lundi, une trentaine de personnes ont été jugées en comparution immédiate à Paris et le même nombre en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Si certains ont été relaxés et d’autres ont écopé de travaux d’intérêts généraux, les peines vont de quatre mois de prison avec sursis à quatorze mois de prison ferme. Par ailleurs, trois personnes sont mortes en marge des débordements, dont deux après des chutes dans la Seine.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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