La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon estime, ce mardi 19 mai, qu'il faut encourager les femmes victimes à parler, "même des dizaines d'années après", en réaction aux accusations de viols et d'agressions sexuelles visant Patrick Bruel .
"On doit continuer à apporter dans la parole publique des messages extrêmement clairs qui encouragent les femmes à parler même des dizaines d'années après", a déclaré Maud Bregeon sur France 2.
"On doit tous œuvrer à un système politique, médiatique, judiciaire qui permet aux femmes qui ont été victimes de violences sexistes et sexuelles de s'exprimer, de le dire sur la place publique et d'être entendus par la justice", a-t-elle ajouté. "Je les écoute. Et c'est ensuite à la justice de retracer la véracité des faits", a ajouté la porte-parole.
Dimanche, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé sur que Patrick Bruel était visé par au moins quatre plaintes pour violences sexuelles, sans compter celle déposée par l'animatrice Flavie Flament, et que les procédures seraient regroupées au parquet de Nanterre. Selon l'avocate de cette dernière, d'autres plaintes sont à venir. Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Actuellement à l'affiche au théâtre à Paris, Patrick Bruel doit démarrer le 16 juin une tournée qui le mènera dans de nombreuses villes françaises, en Suisse, en Belgique et au Canada.
Une pétition, soutenue par des associations féministes et qui avait recueilli plus de 20.000 signatures lundi après-midi, demande l'annulation de ces concerts. Maud Bregeon a ajouté qu'elle "n'irait pas voir jouer" l'artiste mais "qu'il était libre" de continuer à se produire.
