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justicevia Sud Ouest··3 min de lecture

Périscolaire à Paris : trois personnes présentées à un juge, 13 gardes à vue levées

Personnalités citées :Emmanuel Grégoire
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Le contexte

Une enquête a été ouverte suite à des allégations de violences sexuelles dans le cadre du périscolaire à Paris. Ce dossier concerne des animateurs d'écoles parisiennes et a suscité une réaction rapide du parquet de Paris. Le sujet des violences sexuelles dans le milieu scolaire est devenu une préoccupation majeure pour les autorités.

Ce qu'il faut retenir

Trois animateurs du périscolaire à Paris sont présentés à un juge pour des gestes à caractère sexuel sur des enfants. 16 personnes avaient été placées en garde à vue, dont 13 ont vu leur garde à vue levée. Le parquet a ouvert une information judiciaire et a entendu 44 enfants dans le cadre de cette enquête. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a salué l'accélération des enquêtes et a engagé un plan d'action pour le périscolaire.

Ce que ça change

Cette affaire met en lumière les enjeux de sécurité et de protection des enfants dans le milieu scolaire et périscolaire à Paris. Elle pourrait entraîner des changements dans les procédures de recrutement et de surveillance des animateurs, ainsi qu'une prise de conscience accrue des parents et des autorités sur la nécessité de protéger les enfants contre les abus.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

16 personnes avaient été arrêtées et placées en garde à vue lors d’un vaste coup de filet mené mercredi. Les trois personnes qui seront présentées à un juge d’instruction se voient reprocher des gestes à caractère sexuel

Deux hommes et une femme animateurs dans le périscolaire, âgés entre 30 et 51 ans, seront présentés vendredi 22 mai à un juge pour des « gestes à caractère sexuel » présumés sur une vingtaine d’enfants de trois écoles parisiennes, après le coup de filet de mercredi .

L’enquête, ouverte sur des faits « dénoncés dans le périscolaire concernant les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld » dans le VIIe arrondissement, avait donné lieu au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi, rappelle le parquet de Paris jeudi soir.

Le ministère public ordonne donc la levée de garde à vue de 13 autres personnes, à « l’encontre desquelles, à ce stade et selon les comptes rendus effectués au parquet, il ne peut pas être retenu de charges suffisantes pour caractériser d’infraction pénale ».

Les trois personnes qui seront présentées à un juge d’instruction vendredi « se voient reprocher des gestes à caractère sexuel ».

Le parquet va ouvrir une information judiciaire dont « le périmètre sera précisé vendredi, et portant sur des faits commis au préjudice d’une vingtaine d’enfants ».

Au cours de la procédure, « 44 enfants ont été entendus » par la Brigade de protection des mineurs, ajoute le ministère public.

Les parents « de tous les enfants se sont vu proposer pour leur enfant d’une part qu’il soit entendu par un expert psychologue afin de permettre un cadre d’audition complémentaire ». Et d’autre part, il leur a été proposé « un examen médico-légal - il a été tenu compte de leur avis pour y recourir ou non », poursuit le parquet.

Une « magistrate, assistée de deux personnes », s’est consacrée « à temps plein, tout au long de cette semaine, à l’analyse de cette procédure ».

Le parquet a aussi « sollicité Paris Aide aux Victimes afin que les parents de tous les enfants soient contactés dans la journée de vendredi, afin de devancer le rythme procédural ». Il s’agit aussi de « les informer de l’orientation adoptée concernant leur enfant, avant même que les avis officiels ne leur soient notifiés formellement dans les semaines ou mois à venir ».

Par ailleurs, concernant les différentes enquêtes relatives à des faits « susceptibles d’avoir été commis dans le milieu scolaire ou périscolaire », le parquet de Paris dresse un nouvel état des lieux.

« Une centaine d’enquêtes concernent les écoles maternelles, une vingtaine les écoles primaires, une dizaine les crèches », établit ainsi le ministère public.

Une « vingtaine ont été classées ou transmises pour appréciation ». Et le parquet a ouvert trois informations judiciaires, et trois personnes ont été mises en examen, dont l’une a été placée en détention provisoire, apprend-on encore.

Cinq dossiers ont « été audiencés, dont un est en attente de délibéré ».

« Les investigations avancent enfin à la hauteur de la gravité des faits signalés », avait réagi mercredi auprès de l’AFP Barka Zerouali, porte-parole du collectif #MetooEcole. Rappelant que « pendant des mois, certaines familles ont eu le sentiment de ne pas être entendues ».

« C’est un grand soulagement pour les familles de constater que la justice n’a pas renoncé à poursuivre les auteurs de ces abominations », avait abondé mercredi Me Julien Roelens, mandaté par les parents d’un élève de l’école maternelle Saint-Dominique -- épicentre des violences sexuelles dans le périscolaire -- ayant porté plainte pour viols.

Cette « accélération des enquêtes » a été saluée mercredi par le nouveau maire PS Emmanuel Grégoire, qui a engagé début avril un plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire, « priorité absolue » de son début de mandat.

Mais le scandale continue de faire des vagues, après la révélation lundi par Le Parisien qu’un animateur mis en examen en 2025 pour violences sexuelles dans une école du XIe arrondissement avait déjà été placé en garde à vue en 2024, pour des faits similaires dans une autre école voisine.

Emmanuel Grégoire a présenté mercredi des excuses pour la réembauche de cet agent.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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