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justicevia France 24··3 min de lecture

Périscolaire à Paris : un an sous bracelet requis contre un animateur parisien

Personnalités citées :Emmanuel Grégoire
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Le contexte

L'affaire concerne un animateur d'école maternelle à Paris accusé d'agressions sexuelles sur des enfants. Ce procès public est le premier d'une série de cas liés à des violences sexuelles dans le périscolaire, un sujet qui a suscité une forte mobilisation des parents d'élèves. Le parquet a requis une peine de prison contre l'animateur, soulignant l'importance de la confiance dans le cadre éducatif.

Ce qu'il faut retenir

Le parquet a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, contre un animateur d'école maternelle pour agressions sexuelles sur neuf enfants. Les accusations reposent principalement sur les témoignages d'enfants âgés de 3 à 5 ans. L'affaire a provoqué une mobilisation des parents d'élèves et a mis en lumière des problèmes systémiques au sein du périscolaire à Paris. Le tribunal rendra sa décision le 7 juillet.

Ce que ça change

Cette affaire souligne les enjeux de sécurité et de confiance dans le périscolaire, incitant à une réflexion sur la formation des animateurs et la protection des enfants. Elle pourrait également entraîner des changements dans les protocoles de surveillance et de signalement des abus au sein des établissements scolaires.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Le parquet a requis mardi trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec exécution provisoire, contre un animateur d'une école maternelle parisienne, accusé d'agressions sexuelles sur neuf enfants.

Trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec exécution provisoire, ont été requis mardi 26 mai contre un animateur pour agressions sexuelles sur des enfants d'une école maternelle parisienne, lors du premier procès public du scandale de violences sexuelles dans le périscolaire de la capitale.

Pour cette audience sur des violences sexuelles sur mineurs, habituellement tenue à huis clos ou devant des bancs déserts, le déferlement de dizaines de journalistes, parties civiles et membres du public est symptomatique de la fièvre entourant ce sujet sensible. La petite salle prévue par le tribunal se retrouve vite saturée, obligeant la juridiction à ouvrir en urgence une salle de retransmission.

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David G., 36 ans, est accusé d'agressions sexuelles sur neuf enfants de l'école maternelle Alphonse Baudin (XIe arrondissement) entre la rentrée 2024 et avril 2025, période à laquelle il est suspendu par la ville de Paris à la suite d'un signalement. Le parquet le poursuit pour cinq mineurs, tandis que les familles de quatre autres l'ont assigné directement en justice.

Interrogé pendant une heure trente à la barre, le prévenu dément avec aplomb tout geste sexuel car "faut être psychopathe pour faire ça". "Pas du tout concerné" par les dénonciations, il ne concède que d'éventuelles "maladresses" par "manque de formation", comme avoir porté des enfants dans ses bras ou sur ses genoux, ou avoir recouru à des surnoms affectueux - "mon amoureuse", "ma chérie", "mon bébé"...

"Quand je travaillais dans cette école, c'est vrai que je me suis pas du tout douté que des fois des gestes mal placés pouvaient du coup exercer certaines idées d'attouchements. C'est par la suite que je me suis repris, je me suis dit 'David, tu aurais pas dû laisser des enfants sur tes genoux, ça peut laisser penser à des faits sexuels'", argumente le trentenaire.

La révélation de cette affaire a marqué le début de la mobilisation des parents d'élèves sur les problèmes du périscolaire et déclenché une cascade de signalements à travers Paris.

Dans ce dossier sans adulte témoin direct de faits sexuels ou éléments matériels catégoriques, l'accusation contre l'animateur périscolaire repose essentiellement sur les témoignages concordants d'enfants de 3 à 5 ans faisant état, avec les mots de leur jeune âge, d'attouchements de sa part sur leurs parties intimes.

Une fillette a raconté que "David" lui touchait les fesses avec une cuillère dans la bibliothèque de l'école. "Monsieur le président, pour être très honnête avec vous, faire ce genre de jeux c'est extrêmement grave. C'est vraiment de la pédophilie", s'insurge, pour mieux s'en distancier, le journaliste freelance.

Le prévenu se rassoit et alors se lève dans le prétoire la voix des enfants, portée par leurs parents - les mères, toujours - qui montent à la barre pour parler d'eux. Dans ce défilé, une maman témoigne devant les juges du changement radical de comportement de son fils de trois ans, un mois après son entrée à l'école en 2024. "On avait un enfant qui disait 'est-ce que je vais au goûter ?'. C'était la première question de la journée. Et si c'était oui, c'était une heure de hurlements, on devait presque le tirer de force", dit-elle. Dans l'assemblée, le père pleure.

Estimant que "des délits sexuels à l'encontre d'une victime mineure c'est la destruction du rapport de confiance", le parquet requiert la condamnation de David G. pour trois enfants, estimant que les faits d'agressions sexuelles ne sont pas établis pour les autres.

"Un enfant de maternelle n'invente pas une scène d'abus sexuels. Un enfant peut se tromper sur des détails, jamais sur la nature des faits", plaide Me Rebecca Royer, avocate de la majeure partie des parties civiles avec Me Hannah Kopp.

Jugeant que cette audience a mis en lumière une "faillite de l'Éducation nationale", l'avocat de la défense, Me François Epoma, regrette qu'"on n'(ait) pas donné (au prévenu) les outils pour qu'il travaille correctement" auprès des enfants. Le tribunal a mis la décision en délibéré au 7 juillet.

Depuis début 2026, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère "systémique", selon le nouveau maire Emmanuel Grégoire.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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