Edouard Philippe a choisi Reims pour faire dimanche son premier discours depuis les élections municipales, à l’issue d’un conseil national de son parti Horizons. Alors que Gabriel Attal sature l’espace médiatique depuis la sortie de son livre, Edouard Philippe fait une incursion dans la campagne pour rappeler qu’il est toujours là. À un an du scrutin, il avance à son rythme et ne veut surtout pas donner l’impression qu’il court après ses adversaires
avec notre envoyée spéciale à Reims , Valérie Gas
Face au lièvre Gabriel Attal , Edouard Philippe assume de jouer la tortue. Un petit coup de griffe pour marquer sa différence sur la méthode. « Certains sont pressés, pressés de parler aux Français, pressés de leur écrire... Je ne crois pas qu'on puisse espérer devenir un jour président parce que les sondages sont bons. Je crois qu'on se préparer, s'enfoncer dans son pays avant de l'incarner. »
Edouard Philippe ne veut rien se laisser dicter dans cette campagne, ni le tempo, ni la stratégie. Il revendique avant tout d’être lui-même. « Je viens de la droite et je ne vais pas m'en excuser, de la même façon que je ne vais pas l'excuser d'avoir été le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron, d'un quinquennat où réformer la France était un mot qui avait encore un sens ! »
Une manière d’assumer son bilan à Matignon comme un avant-goût de son programme à venir. Il l’avait promis « massif » alors il adoucit la promesse de potion amère. « Ce projet sera d'abord et avant tout massivement optimiste ! »
Ses adversaires il les désigne, avec aux extrêmes LFI qui veut « détruire pour gagner ! Gagner pour détruire ! », et le RN, « parfois très à droite et souvent très à gauche ! Si j'osais, je vous dirai que le Rassemblement national, c'est un peu le nouveau 'en même temps'... »
Une pierre dans le jardin d’Emmanuel Macron comme lorsqu’Edouard Philippe évoque l’Algérie. « La pénitence ou la repentance, ce n'est pas pour moi.»
Edouard Philippe veut montrer qu’il est prêt mais qu’il prend son temps. D’ici son grand meeting du 5 juillet, il veut mobiliser et tenter d’innover en organisant le 25 juin mille réunions d’appartements en même temps où il participera en visio pour donner un peu d’élan à une campagne qui en manque encore.
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