Mécontent de la stratégie du PS défendue par Olivier Faure, le chef des députés de gauche, Boris Vallaud a claqué la porte de la direction du PS vendredi soir. A un an de l'élection présidentielle, son départ rouvre une nouvelle crise majeure au sein du PS. Désormais minoritaire et isolé, Olivier Faure est maintenant le seul favorable à une primaire ouverte de la gauche.
Publié le : 11/05/2026 - 14:59 Modifié le : 11/05/2026 - 15:01
Elle devait incarner le sursaut unitaire de la gauche, mais ressemble aujourd'hui à un chantier abandonné. Le projet, qui était déjà vacillant, s'est maintenant vu porter un nouveau coup avec le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du parti socialiste.
Car les obstacles s'accumulent depuis des mois.
La France Insoumise et Place publique ont refusé d'emblée d'y participer. Le PCF également.
Même au sein du PS, initiateur du projet avec les Écologistes, la guerre intestine entre Olivier Faure et Boris Vallaud a rendu la participation socialiste hautement incertaine.
Mais le Premier secrétaire du PS continue à y croire. « Qu'est-ce que je cherche à faire : à rassembler l'ensemble de la gauche non mélenchoniste pour pouvoir avoir une candidature qui permette d'accéder au second tour; Puis au second tour de rassembler les Françaises et les Français et de l'emporter », explique Olivier Faure. Mais le chef des députés PS a une autre idée en tête : « Je veux faire une proposition ; je propose que sans délai, nous convoquions des rencontres de la nouvelle gauche plurielle... (...) pour avoir à la fin un contrat de législature, un programme commun et un candidat commun ».
De son côté l'ancien président François Hollande, qui déclarese préparer à l'éventualité d'une candidature, ferme la porte à une primaire. « Il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du PS. C'est fini, c'est terminé ! », assène t-il.
Sans accord entre les principaux partis, la perspective d’une candidature unique paraît aujourd’hui très incertaine. À moins d’un retournement majeur, la gauche pourrait donc partir divisée à la présidentielle de 2027.
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