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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Port de Marseille : « un détournement de fonds estimé à 260 000 euros », prison avec sursis pour deux syndicalistes CGT

Personnalités citées :Pascal GaléotéBernard CristalliPhilippe VoulandHenri Labi
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Le contexte

Le Grand port maritime de Marseille est un acteur clé dans l'économie locale. Les syndicats, notamment la CGT, jouent un rôle important dans la représentation des travailleurs. Le détournement de fonds au sein des comités d'entreprise est un sujet sensible qui soulève des questions sur la transparence et la confiance dans les institutions syndicales.

Ce qu'il faut retenir

Deux syndicalistes de la CGT du Grand port maritime de Marseille ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis pour avoir détourné 260 000 euros destinés au comité d'entreprise entre 2014 et 2018. Ils ont également reçu une amende et une inéligibilité de trois ans. Les fonds détournés étaient destinés à des prestations culturelles et sociales pour les salariés. Les accusés ont annoncé faire appel de la décision.

Ce que ça change

Cette affaire met en lumière des problèmes de gestion au sein des comités d'entreprise et pourrait affecter la confiance des salariés envers leurs représentants syndicaux. Elle soulève également des questions sur la responsabilité des directions de port et des syndicats face à de tels abus.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Ces deux représentants CGT sont accusés d’avoir détourné entre 2014 et 2018, près de 260 000 euros, pour leur enrichissement personnel. Les deux accusés ont annoncé faire appel

Deux représentants CGT du Grand port maritime de Marseille ont été condamnés lundi à douze mois de prison avec sursis et trois années d’inéligibilité, reconnus coupable du détournement de plus de 260 000 euros alloués au comité d’entreprise entre 2014 et 2018. Les deux syndicalistes, jugés par le tribunal correctionnel de Marseille pour « abus de confiance », ont également écopé d’une amende de 5 000 euros et 3 000 euros chacun.

Un des avocats des deux hommes, Philippe Vouland, a précisé qu’il n’y a pas d’exécution provisoire du jugement et qu’il allait faire appel. Cela signifie que pour l’heure, que Pascal Galéoté, secrétaire du Comité social et économique (CSE) depuis 2015, « n’est pas inéligible, ne paie pas les 5 000 euros, n’a pas son casier entaché, l’appel est suspensif », souligne Me Vouland.

La justice, alertée par un rapport de la Cour des comptes, reprochait à Pascal Galéoté et Bernard Cristalli, trésorier du CSE de 2014 à 2022, d’avoir indûment utilisé 264 833 euros de cette instance, dont les fonds sont destinés à financer des prestations à caractère culturel et social de l’ensemble des salariés.

Les deux hommes « ont ensemble réalisé les détournements en étant impliqués de manière similaire » selon le jugement. Le tribunal y voit « une atteinte à la démocratie sociale et à la confiance que la communauté des salariés peut avoir dans ses représentants. » D’après la justice, des « frais de restauration, d’alimentation, de transport, de bureautique et divers achats » auraient été détournés au profit « d’une réalité personnelle et syndicale ».

Dans le détail : douze ordinateurs, quatorze téléphones portables, des tablettes, enceintes et écouteurs sans fil, mais aussi ces 75 euros dans un bar à cocktail parisien tard la nuit, ou encore plus de 98 000 euros de frais dans des restaurants parfois hors de Marseille - « des journées de cohésion pour les élus du CSE », avait justifié un des mis en cause.

« On n’est pas dans une petite tricherie, on est dans un système organisé », estime Me Henri Labi, représentant du syndicat des cadres Spicpam, qui demandait à se constituer partie civile, rappelant que le budget attribué au CSE « a été détourné dans des sommes absolument considérables. » Il salue le « grand courage » du parquet qui a lancé les poursuites « alors qu’on sait que politiquement, il était peut-être plus prudent de fermer les yeux cette fois-ci. »

« Là, maintenant, la balle est entre les mains de la direction » du port, indiquant qu’elle ne s’était pas constituée partie civile. « Que faites-vous maintenant ? Est-ce que vous continuez à fermer les yeux alors que le parquet a poursuivi ? ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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