Aller au contenu principal
Toute l'actualité
autrevia L'Humanité··4 min de lecture

Pour lancer son think tank et « penser contre soi-même », le PS invite l’ancien préfet Didier Lallement

Personnalités citées :Olivier FaureDidier LallementGaston LavalJulie MartinezArié HalimiNathalie TehioFabien Jobard
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le Parti socialiste (PS) cherche à renouveler sa réflexion politique face à des défis internes et externes. Le lancement de son think tank, Noûs, vise à alimenter une réflexion sur des enjeux de société et à redéfinir ses positions face à la droite et à l'extrême droite. Didier Lallement, ancien préfet de police, est une figure controversée, notamment pour son rôle lors des manifestations des gilets jaunes.

Ce qu'il faut retenir

Le Parti socialiste a lancé son think tank Noûs pour réfléchir sur ses erreurs passées et sur des enjeux contemporains. Didier Lallement a été invité à débattre, apportant une perspective sur le maintien de l'ordre. Olivier Faure a souligné la nécessité de reconquérir la bataille des idées face à la droite. Le think tank se veut un espace de réflexion autonome, éloigné des contingences politiques immédiates.

Ce que ça change

Ce lancement marque une tentative du PS de se repositionner sur l'échiquier politique en réévaluant ses idées et ses stratégies. L'invitation de figures controversées comme Lallement pourrait susciter des débats internes sur la sécurité et les droits civiques, influençant ainsi la préparation du PS pour les prochaines élections.

L'article complet

Source originale sur humanite.fr

Le Parti socialiste a lancé lundi son groupe de réflexion pour alimenter sa pensée sur le temps long. Son premier secrétaire Olivier Faure invite les socialistes à réfléchir sur « ce que nous avons mal fait ». L’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement était notamment invité à débattre.

Le Parti socialiste (PS) se cherche du poil à gratter. Il vient de lancer, à la Rotonde de Stalingrad à Paris ce lundi 8 juin, son think tank « Noûs ». « « Noûs », en grec ancien, cela veut dire « l’intelligence partageé », « l’intelligence collective » » , a explicité Gaston Laval, coprésident de l’institut, qui se veut un « outil de bataille culturelle, de reconquête ».

« Nous avons carte blanche sur les idées, pour chercher les nouvelles lignes de fractures, les impensés et mal-pensés à gauche. Nous sommes là pour apporter la matière grise, pour que l’appareil politique s’en saisisse et cherche les solutions en termes de politiques publiques. Notre travail ne saura être rytmé par l’actualité brulante », explique à l’Humanité Gaston Laval : « si cela permet de déporter les débats internes au PS vers plus de rationnalité et de fond, nous en serions ravis » .

La soirée de lancement était consacrée aux violences « contre les corps, les esprits et la démocratie », d’autres thèmes seront explorés. « Nous travaillons à un gros corpus sur la question du travail à l’ère de l’intelligence artificielle. Comment peut être redistribuée la productivité marginale ? Comment le temps dégagé peut être mis au service du travailleur et pas seulement du patronat », informe Julie Martinez , coprésidente de Noûs.

Le PS a besoin de nourrir sa pensée. « Si nous ne sommes plus la seule force à gauche à partir de laquelle se forment les repères, nous avons là matière à nous interroger sur ce que nous avons fait, mal fait, que nous avons parfois fait contre celles et ceux que nous avions vocation à défendre » , admet Olivier Faure, selon qui la fondation de Noûs est une « invitation à penser contre soi-même » .

« Noûs sera l’autonomie de la pensée sans les contingences propres aux partis politiques », assure le secrétaire du PS qui ne veut pas « parce qu’il y aurait des défis d’hommes, de femmes, de stratégie, qu’on en oublie l’essence même de notre engagement : les idées ».

D’autant plus que « depuis trop longtemps, la droite et l’extrême droite ont gagné la bataille des mots, installés de nouveaux référentiels que la gauche n’a pas su, pas osé, déconstruire et repenser. Ils ont tout repris : le drapeau, la laïcité. Ils s’attaquent même au féminisme avec l’idée de renverser tout ce que les républicains ont porté, contre la République elle-même, a avancé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS. Et c’est la raison pour laquelle, cette bataille culturelle, nous devons effectivement la mener ».

Présidentielle 2027 : le PS présente son projet et fait sa révolution des mots

Cette première a été marquée par la présence de l’ancien préfet Didier Lallement , maître d’œuvre de la répression des gilets jaunes à Paris en 2018, figure haïe de la gauche. Celui-ci a défendu sa conception du « maintien de l’ordre à la française » et renvoyé les violences à « la faiblesse du mouvement ouvrier » qui autrefois « encadrait » lui-même les manifestations.

Ce qui a valu au préfet d’être repris par la présidente de la Ligue des droits de l’homme Nathalie Tehio, Fabien Jobard, sociologue et Olivier Faure lui-même : tous ont rappelé que dans un état de droit la police est censée assurer la sécurité des manifestants.

L’avocat des victimes de violences policières, Arié Halimi a invité le PS à revisiter la doctrine de maintien de l’ordre et rappelé les responsabilités du PS en la matière, avec la mort du militant écologiste Rémi Fraisse et l’adoption de la loi Bernard Cazeneuve de 2017, qui autorise les policiers et gendarmes à tirer en cas de refus d’obtempérer. Plus que le préfet Lallement, Arié Halimi aura été le poil à gratter de la soirée.

Voir ces messages d’appel au don, ça peut être pénible. Nous le savons. Et on doit bien vous avouer que nous préférerions ne pas avoir à les écrire…

Mais voilà : c’est crucial pour l’Humanité . Si ce titre existe toujours aujourd’hui, c’est grâce au financement régulier de nos lectrices et lecteurs.

À l’heure actuelle, moins d’un quart des lectrices et lecteurs qui viennent plus de 3 fois sur le site par semaine nous aident à financer notre travail, par leur abonnement ou par leurs dons. Si vous voulez protéger le journalisme indépendant, s’il vous plaît, rejoignez-les .

Pour lancer son think tank et « penser contre soi-même », le PS invite l’ancien préfet Didier Lallement

Texte extrait depuis l'article original sur humanite.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur humanite.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.