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Les élections de l’an prochain peuvent et doivent être l’occasion de mettre un terme à la dérive monarchique de notre démocratie, en revenant enfin à la lettre et à l’esprit de la Constitution de la Cinquième République : le président préside et le gouvernement gouverne.
Aujourd’hui, un·e candidat·e à l’élection présidentielle est supposé·e disposer d’un programme précis et chiffré dans ses moindres détails. Avant le scrutin, il ou elle est sommé·e de répondre aux interrogations de n’importe quel groupe d’intérêts sur le moindre sujet.
Après l’élection, on attend du ou de la président·e élu·e qu’il ou elle dissolve immédiatement l’Assemblée nationale pour obtenir dans la foulée une majorité absolue de député·e·s sur son nom. Ce qui doit lui permettre ensuite de gouverner seul·e comme il ou elle l’entend pendant cinq ans.
En 2022, ce schéma n’a certes pas fonctionné. Et pas davantage quand Emmanuel Macron a voulu remettre le couvert deux ans plus tard. Mais il n’empêche : c’est bien toujours ce que la plupart d’entre nous anticipent et attendent du ou de la président·e que nous élirons l’an prochain.
Personne n’a encore réellement pris acte du fait que, en dehors du ou de la candidat·e du Rassemblement national, aucun·e des candidat·e·s potentiel·le·s du camp démocratique ne sera selon toute probabilité en mesure de réunir une majorité parlementaire sur son nom ou celui de son parti s’il ou elle l’emporte et dissout l’Assemblée nationale.
Une fois la formalité de l’élection législative passée, c’est le président qui gouverne le pays. Il nomme bien sûr un Premier ministre et un gouvernement, mais chacun sait que ce Premier ministre n’est guère en réalité qu’un « collaborateur » du président de la République, comme le disait Nicolas Sarkozy. Quant à la plupart des ministres, ils et elles ne sont le plus souvent que des marionnettes actionnées depuis « le Château » où le cabinet du président de la République décide de toutes les choses sérieuses.
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