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electionsvia L'Obs··2 min de lecture

Présidentielle 2027 : et si nous cessions d’attendre un sauveur suprême providentiel ?

Personnalités citées :Emmanuel MacronNicolas Sarkozy
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Le contexte

La France est actuellement en période de préparation pour les élections présidentielles de 2027. Le débat sur le rôle du président et la structure du gouvernement est au cœur des préoccupations politiques, notamment en ce qui concerne la présidentialisation du pouvoir. La Cinquième République, instaurée en 1958, a vu le président acquérir des pouvoirs considérables, souvent perçus comme excessifs.

Ce qu'il faut retenir

L'article souligne la dérive monarchique de la démocratie française et appelle à un retour aux principes de la Constitution de la Cinquième République. Il critique l'attente d'un président providentiel capable de gouverner seul, en soulignant que les candidats doivent désormais répondre aux attentes de divers groupes d'intérêts. L'échec des précédentes élections, notamment celle de 2022, est mentionné pour illustrer les défis auxquels les futurs candidats seront confrontés.

Ce que ça change

Cette réflexion sur la présidentialisation pourrait influencer le débat public et les stratégies des candidats pour 2027. Elle soulève des questions sur la nécessité d'une réforme institutionnelle pour rétablir un équilibre entre le président et le gouvernement, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les citoyens perçoivent leur rôle dans la démocratie.

L'article complet

Source originale sur nouvelobs.com

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Les élections de l’an prochain peuvent et doivent être l’occasion de mettre un terme à la dérive monarchique de notre démocratie, en revenant enfin à la lettre et à l’esprit de la Constitution de la Cinquième République : le président préside et le gouvernement gouverne.

Aujourd’hui, un·e candidat·e à l’élection présidentielle est supposé·e disposer d’un programme précis et chiffré dans ses moindres détails. Avant le scrutin, il ou elle est sommé·e de répondre aux interrogations de n’importe quel groupe d’intérêts sur le moindre sujet.

Après l’élection, on attend du ou de la président·e élu·e qu’il ou elle dissolve immédiatement l’Assemblée nationale pour obtenir dans la foulée une majorité absolue de député·e·s sur son nom. Ce qui doit lui permettre ensuite de gouverner seul·e comme il ou elle l’entend pendant cinq ans.

En 2022, ce schéma n’a certes pas fonctionné. Et pas davantage quand Emmanuel Macron a voulu remettre le couvert deux ans plus tard. Mais il n’empêche : c’est bien toujours ce que la plupart d’entre nous anticipent et attendent du ou de la président·e que nous élirons l’an prochain.

Personne n’a encore réellement pris acte du fait que, en dehors du ou de la candidat·e du Rassemblement national, aucun·e des candidat·e·s potentiel·le·s du camp démocratique ne sera selon toute probabilité en mesure de réunir une majorité parlementaire sur son nom ou celui de son parti s’il ou elle l’emporte et dissout l’Assemblée nationale.

Une fois la formalité de l’élection législative passée, c’est le président qui gouverne le pays. Il nomme bien sûr un Premier ministre et un gouvernement, mais chacun sait que ce Premier ministre n’est guère en réalité qu’un « collaborateur » du président de la République, comme le disait Nicolas Sarkozy. Quant à la plupart des ministres, ils et elles ne sont le plus souvent que des marionnettes actionnées depuis « le Château » où le cabinet du président de la République décide de toutes les choses sérieuses.

Analyse Comment la Ve République a distillé le lent poison de la présidentialisation

Texte extrait depuis l'article original sur nouvelobs.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur nouvelobs.com.

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