En déplacement à Orléans, le candidat Renaissance Gabriel Attal a présenté sa vision de l’intelligence artificielle, qu’il souhaite placer au cœur de son projet pour la présidentielle
L’intelligence artificielle est une « révolution » qu’il faut « maîtriser » et non « subir », a estimé Gabriel Attal, qui entend en faire un thème majeur de sa campagne présidentielle , vendredi devant des élèves du lycée Jean-Zay d’Orléans, à la veille de son premier grand meeting à Paris.
L’IA et l’école figurent parmi les quatre « chantiers capitaux » du candidat Renaissance à l’élection présidentielle - avec les salaires et les frontières -, censés permettre à la France de « redevenir en moins de dix ans la première puissance d’Europe ». L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a proposé un « plan pour former 20 millions de salariés français à l’IA » - près de 75 % des salariés du pays -, citant l’exemple de la Finlande, qui a décidé de former l’ensemble de sa population active.
Devant des lycéens de l’établissement Jean-Zay, rejoint par des élèves du lycée Benjamin-Franklin et accompagné du député Renaissance Paul Midy, spécialiste du sujet, Gabriel Attal a tenté de rassurer, expliquant que chaque révolution technologique avait supprimé des emplois mais en avait créé « le double », et a insisté sur la nécessité de préparer la jeune génération.
L’école reste toutefois sa « priorité absolue ». Dans le centre de documentation, il a défendu son bilan de ministre de l’Éducation nationale - en poste entre juillet 2023 et janvier 2024 -, dont l’épreuve de mathématiques en première et le stage de seconde, avant de plaider pour « forger l’esprit critique » des élèves face à l’intelligence artificielle. Alors que la France comptera 1,7 million d’élèves de moins d’ici 2035, il propose d’en profiter pour mieux les encadrer et mieux payer les enseignants, plutôt que de supprimer des postes.
Ce déplacement précède son premier grand meeting qui se tiendra samedi porte de Versailles, à Paris. Gabriel Attal y défendra un projet « optimiste », visant à proposer une alternative à La France insoumise et au Rassemblement national. Mais dans les derniers sondages, il reste pour l’instant devancé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, positionné sur le même électorat centriste.
Interrogé sur le maintien des épreuves du baccalauréat professionnel malgré la canicule - avec encore 11 départements en vigilance orange vendredi -, il n’a pas remis en cause le choix du gouvernement. « Je fais confiance au ministre et aux services de l’Éducation nationale pour prendre les meilleures décisions », a-t-il dit.
