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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

Présidentielle 2027 : le Parti socialiste embourbé dans sa primaire

Personnalités citées :Olivier FaureRaphaël GlucksmannFrançois HollandeBoris Vallaud
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Le contexte

Le Parti socialiste se prépare pour la présidentielle de 2027. Olivier Faure, le premier secrétaire, propose une primaire en deux temps pour désigner le candidat de la gauche non mélenchoniste. Ce processus est contesté en interne, notamment par Raphaël Glucksmann, qui est un potentiel candidat.

Ce qu'il faut retenir

Olivier Faure a proposé une primaire en deux temps pour désigner le candidat non mélenchoniste à la présidentielle de 2027. Cette proposition est rejetée par des membres influents du Parti socialiste, dont Raphaël Glucksmann. Faure souhaite que les militants votent sur le processus de désignation le 9 juillet. François Hollande a exprimé des doutes sur la faisabilité de cette double primaire. Les tensions internes au Parti socialiste sont palpables, avec des divisions sur la stratégie à adopter pour 2027.

Ce que ça change

La situation actuelle au sein du Parti socialiste pourrait influencer la dynamique de la campagne présidentielle de 2027. Les divisions internes et le rejet de la proposition de Faure pourraient affaiblir la position du Parti face à l'extrême droite. Le vote des militants prévu pour le 9 juillet sera crucial pour déterminer la direction que prendra le Parti socialiste.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La proposition d’Olivier Faure d’organiser une primaire en deux temps pour désigner le candidat de la gauche non mélenchoniste se heurte à une vive opposition interne et au refus de Raphaël Glucksmann

À peine dévoilée, aussitôt refusée : la proposition du patron du Parti socialiste Olivier Faure d’une primaire en deux temps pour désigner le candidat non mélenchoniste à la présidentielle fait pschitt, rejetée par des opposants en interne et Raphaël Glucksmann.

Le premier secrétaire, qui plaide pour une candidature unique de la gauche non mélenchoniste pour 2027 afin de contrer l’extrême droite, est l’un des artisans de la primaire « de la gauche et des Écologistes » lancée en juillet 2025, avec Marine Tondelier, déjà déclarée candidate à ce processus, tout comme les députés Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout !) et Benjamin Lucas-Lundy (Génération. s). Tous soulignent qu’une majorité d’électeurs de gauche réclament un tel dispositif.

Mais face à l’hostilité d’une partie de la gauche, et notamment du leader de Place publique Raphaël Glucksmann, pas encore officiellement candidat à la présidentielle mais l’un des mieux placés dans les intentions de vote, le patron du Parti socialiste cherche la bonne formule pour convaincre. Il a donc proposé un processus de désignation en deux temps. D’abord une première primaire de l’arc social-démocrate, globalement entre les candidats membres du Parti socialiste et Raphaël Glucksmann, qui s’est donné jusqu’en septembre pour se déclarer. Le vainqueur de ce premier round, fort de la légitimité du camp social-démocrate, s’engagerait ensuite à participer à une seconde, ouverte au « reste de la gauche démocratique et écologique ».

Olivier Faure, qui fait face à de fortes divisions en interne, a présenté cette solution à des membres de son courant mardi soir. Il a aussi annoncé son intention de faire trancher les militants socialistes, très probablement le 9 juillet, sur le processus choisi pour 2027, un vote qui pourrait entériner l’idée d’une primaire simple ou double.

En attendant, l’idée d’un processus en deux temps se heurte à un front de refus. « Depuis un an, nous disons que nous sommes contre la primaire, ça n’est pas pour finir avec deux ! », a ironisé mercredi à l’AFP l’entourage de Raphaël Glucksmann, qui refuse « un mécanisme qui nous enferme dans un entre-soi de la gauche ».

L’ancien président François Hollande, qui plaide lui pour une désignation d’un candidat de la gauche réformiste - réunissant le Parti socialiste, Raphaël Glucksmann et l’ancien ministre Bernard Cazeneuve - à la fin de l’année, et « se prépare » à un retour, a également jugé que l’idée d’Olivier Faure avait « peu de chance d’aboutir ». « Tous ceux qui sont hostiles à la primaire de la gauche ne peuvent pas accepter une double primaire », a-t-il remarqué en petit comité.

Du côté du chef des députés socialistes Boris Vallaud, devenu le principal opposant d’Olivier Faure et hostile à la primaire de la gauche et des Écologistes, qu’il juge contre-productive et trop étriquée, on dénonce « un truc sorti du chapeau dans la presse sans jamais avoir été abordé en interne ou dans aucune réunion avant ». Une accusation démentie par l’entourage d’Olivier Faure.

Même chez les Écologistes, on regarde la situation avec perplexité : « ils font ce qu’ils veulent chez eux », note un cadre vert. « Pour moi c’est une désignation interne qui mène à une primaire. On ne sort pas du problème » de ceux qui refusent un tel mode de désignation.

L’hostilité de Raphaël Glucksmann interroge l’entourage d’Olivier Faure. « Quel est le sens de sa candidature à l’Élysée, s’il a peur de la primaire social-démocrate », souligne un député. Sa participation à un tel processus est « la condition pour avoir le soutien du Parti socialiste », estime-t-il. Cette proposition permettait de lui donner « des chances plus élevées de gagner ensuite la primaire de la gauche », remarque-t-il, estimant que la position arc-boutée de l’eurodéputé « ne tient que s’il fait une percée dans les sondages » et plie le match à gauche, ce qui n’est pas encore le cas. On saura le 9 juillet à qui les militants donneront raison.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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