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electionsvia Le HuffPost··3 min de lecture

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann n’est pas tendre avec la double primaire voulue par Olivier Faure

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannOlivier FaureFrançois HollandeBoris VallaudPhilippe Brun
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Le contexte

La question de la candidature de la gauche à l'élection présidentielle de 2027 est marquée par des divisions internes au Parti socialiste. Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, propose une double primaire pour départager les candidats, mais cette idée suscite des critiques au sein du parti.

Ce qu'il faut retenir

Olivier Faure propose une double primaire pour choisir le candidat de gauche à l'élection présidentielle de 2027, mais cette proposition est contestée par plusieurs figures du PS, dont Raphaël Glucksmann. Ce dernier s'oppose à l'idée de primaires, la considérant comme une 'machine à perdre'. Glucksmann préfère une investiture directe par le PS. François Hollande et d'autres membres du parti expriment également des doutes sur la faisabilité de cette double primaire.

Ce que ça change

La proposition de double primaire pourrait exacerber les divisions au sein du Parti socialiste, rendant plus difficile le rassemblement des forces de gauche en vue de l'élection présidentielle. Les tensions internes pourraient affaiblir la position du PS face à des concurrents comme Jean-Luc Mélenchon.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Et si la dernière trouvaille d’Olivier Faure tombait, une fois de plus, à l’eau ? Conscient de l’urgence à acter un mode de départage du candidat de gauche à l’élection présidentielle, alors que son parti ne cesse d’étaler ses divisions à ce sujet, le Premier secrétaire du PS a proposé d’organiser une double primaire. D’abord entre candidats du pôle social-démocrate ; puis avec l’ensemble de ceux qui se reconnaissent dans la gauche hors La France insoumise.

Une manière, pense-t-il, de sortir par le haut de la crise dans laquelle son camp est englué depuis plusieurs semaines. Problème : cette idée est loin de faire l’unanimité. Ce jeudi 4 juin, Raphaël Glucksmann s’est dit opposé à cette double primaire.

« Je n’ai toujours pas compris de quoi il s’agit, a-t-il balayé sur franceinfo, comme vous pouvez l’entendre ci-dessous. J’étais opposé à la primaire parce que je pense que c’est une machine à perdre. Désormais, au lieu d’une, on nous en propose deux » . Le député européen, qui tiendra son premier meeting de campagne le 13 juin aux portes de Paris, « ne voit pas en quoi cette deuxième primaire serait une machine à gagner » . Son entourage attaque, auprès de l’AFP, « un mécanisme qui nous enferme dans un entre-soi de la gauche » .

Il s’accroche à l’idée d’une investiture par le Parti socialiste, qui lui amènerait l’argent, le matériel et les forces militantes. Mais sans passer par la case primaire, donc. « Nous allons discuter pour voir comment on peut se rassembler dans un processus rapide. Pendant ce temps-là, Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon sont en campagne et parlent aux Français » , a déclaré le patron de Place Publique. Ces discussions doivent se faire « en dehors des médias » et « de manière décente » , selon lui.

Raphaël Glucksmann a déjà commencé son opération séduction vis-à-vis des troupes d’Olivier Faure, assurant : « Je sais ce que je dois aux militants socialistes. Nous avons fait la campagne des européennes ensemble. Si j’ai pu faire 14 %, c’est grâce à eux. » Manière de les cajoler pour faciliter le rassemblement... derrière lui.

Car si officiellement, l’ancien essayiste n’est pas encore candidat, il prépare le terrain à une annonce après l’été. Il s’est laissé trois mois pour « créer les conditions » d’une candidature. Dans les sondages, Raphaël Glucksmann a une longueur d’avance sur ses concurrents au sein de l’espace social-démocrate, mais il est donné derrière Jean-Luc Mélenchon, en tête de la gauche au premier tour.

S’il tient vraiment à son idée de double primaire, Olivier Faure va devoir commencer par convaincre ses propres amis. François Hollande a déjà estimé qu’elle avait « peu de chance d’aboutir ». « Tous ceux qui sont hostiles à la primaire de la gauche ne peuvent pas accepter une double primaire » , a exprimé l’ancien chef de l’État, qui a des fourmis dans les jambes, selon l’AFP. « Ce chemin ne me convainc pas » , a aussi déclaré Boris Vallaud, le président du groupe PS à l’Assemblée, sur ICI Drôme Ardèche . Quant au député Philippe Brun, il a carrément ironisé : « Je trouve que ce n’est pas assez deux primaires. Je propose un autre système : poules, huitièmes, quarts, demi, finale » . Bref, le chemin sera long.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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