L’incertitude liée au verdict du 7 juillet joue sans doute un rôle, mais à un an d’un possible basculement, en matière internationale le flou incohérent du Rassemblement national semble constitutif. Jordan Bardella incarne d’abord une vacuité stratégique – aucune réflexion articulée sur la France comme puissance européenne, aucun corpus sur la dissuasion, les alliances, le multilatéralisme.
Il tente de compenser cela par une image de pragmatique "business friendly", rassurant les milieux économiques, en se donnant des airs de Meloni français : ferme sur les questions culturelles, mais raisonnable sur les règles du jeu européen.