L’ancien président de la République (2012-2017), François Hollande, ne s’est pas encore présenté à l’élection présidentielle, il se donne jusqu’au mois de décembre pour prendre la décision
François Hollande se déclarera « en décembre » candidat à la présidentielle, « s’il doit se déclarer », et ne le fera que pour « gagner l’élection » et non pas « pour faire de la figuration ».
« Si je dois me déclarer, ce sera en décembre. Le mois de décembre est celui de la candidature. D’ailleurs, c’est le mois (en décembre 2016) où j’avais annoncé que je n’étais pas candidat (à un second mandat) », a indiqué l’ancien chef de l’État dans un entretien sur la chaîne YouTube du journaliste Jean-Jacques Bourdin.
François Hollande va-t-il se représenter à l'élection présidentielle ? L'ancien chef de l'État (2012-2017) dévoile les contours de son ambition et se projette sur le prochain scrutin. L'actuel député de la Corrèze aborde également des sujets plus intimes comme les femmes de sa… pic.twitter.com/1png01n9Or
« Être candidat, c’est décider à un moment de pouvoir être président […]. C’est le seul déterminant de ma position », a ajouté le socialiste qui avait dit récemment « se préparer » à être candidat. Ce n’est pas une question « d’envie » mais de « responsabilité », a-t-il expliqué.
« Faire de la figuration, ça n’a aucun intérêt. J’ai été président, je n’ai pas été candidat à la fin de mon mandat. Ce n’est pas pour aujourd’hui dire je vais être candidat pour le plaisir d’être candidat », a-t-il assuré. « Il faut choisir la personne qui peut gagner », a-t-il ajouté, en se disant convaincu qu’au sein de la gauche sociale-démocrate, où il est notamment en concurrence avec Raphaël Glucksmann, « la raison l’emportera et qu’un candidat se dégagera ».
Dans cette optique, l’ancien président socialiste publiera début septembre un nouveau livre intitulé « Il est 23 h 45 » pour dire aux Français que « nous n’avons plus beaucoup de temps ». « Nous sommes à la veille d’événements considérables qui peuvent se produire. L’hypothèse de la venue de l’extrême droite est une idée qui est là […] Nous sommes dans un moment où l’unité nationale est menacée par le jeu des extrêmes », a-t-il énuméré.
Le RN au pouvoir, « c’en serait fini de l’intégration européenne » et de « la défense de l’Europe » face à « deux empires agressifs, la Russie et la Chine », et « un autre empire (les États-Unis) qui se détache et même nous prend pour cible ». Le vote de mai 2027 « sera un vote européen et presque un vote international », a-t-il jugé.
