Dans le viseur de la direction après l'adoption d'une motion ciblant les dissidents au sein du parti, les deux parlementaires aux positions très divergentes demandent chacun un débat en vue de la prochaine élection présidentielle.
Les Ecologistes en pleine zone de turbulences. Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, cadres du parti, ont dénoncé mercredi 17 juin un durcissement de la direction, incarnée par Marine Tondelier, à l'égard des courants minoritaires qu'ils incarnent respectivement. Ils critiquent l'adoption, dimanche, d'une motion qui vise à exclure tout adhérent qui se présente contre un candidat investi par le parti, ou qui soutient un autre candidat que celui du parti.
Les deux cadres du parti défendent chacun des positions très éloignées l'une de l'autre. Candidat à la présidentielle en 2022, Yannick Jadot refuse la primaire souhaitée par Marine Tondelier et s'est affiché au meeting de Raphaël Glucksmann, samedi . "Si la direction nationale pense que la meilleure chose qu’elle ait à faire est d’exclure le candidat qui a obtenu le plus de voix dans l’histoire de l’écologie politique (…), alors qu’elle le fasse. Mais j’ai bien peur que cela ne règle aucun des problèmes de Marine Tondelier" , affirme le sénateur de Paris dans les colonnes de L'Opinion . "Le clan des 4% ne veut surtout pas donner une chance à celui qui fait 11-12%" dans les intentions de vote, raillait un membre de l'entourage du parlementaire, samedi, sans illusion sur l'issue de l'adoption de la motion qui les vise.
"On n'a pas le choix" : à Aubervilliers, les soutiens de Raphaël Glucksmann font bloc avec sa décision de reporter sa candidature à la présidentielle
