Bruno Retailleau au congrès des Jeunes agriculteurs, à Bourg-en-Bresse, le 4 juin 2026 - BFM2
Le candidat LR à l'Élysée Bruno Retailleau a assuré ce mercredi 17 juin qu'il "n'y aurait pas de saison 3 du macronisme", se disant convaincu que ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal ne trouveront grâce aux yeux des Français.
Bruno Retailleau, qui prévoit la sortie d'un livre à la rentrée, s'est dit convaincu que les Français voulaient tourner la page des deux quinquennats d'Emmanuel Macron et que tant Édouard Philippe que Gabriel Attal ne parviendraient pas à s'imposer.
"Aucun des candidats Premiers ministres du bloc central ne sera le prochain président de la République. Aucun des deux", martèle l'ancien ministre de l'Intérieur, toujours persuadé que sa courbe et celle d' Édouard Philippe se "croiseront à l'automne", même s'il stagne aujourd'hui autour de 9% dans les intentions de vote.
Pour illustrer les candidatures rivales des deux anciens chefs du gouvernement d'Emmanuel Macron, il a recours à l'image d'une "meule avec ses deux pierres qui tournent: tous les deux vont s'effriter et il n'y aura pas de candidat qui dominera", prédit-il.
Lors de son meeting samedi au Parc floral à Paris, où il attend plus de 4.000 personnes, le Vendéen entend "rassembler les Français" et donner surtout une image d'unité du parti avec la présence au premier rang du président du Sénat Gérard Larcher, du maire de Troyes François Baroin, de la présidente d'Île-de-France Valérie Pécresse ou encore de l'ex-Premier ministre Michel Barnier.
Parmi les absents : Laurent Wauquiez , le patron des députés LR et Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France qui ne renonce pas à ses ambitions présidentielles, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils n'y seraient pas.
Et surtout les six ministres LR, suspendus du parti, dont la présence aurait brouillé son message de rupture avec le macronisme.
Dans son discours, Bruno Retailleau va tenter "d'élargir son socle" en promettant de "mettre la France à l'endroit".
Il promet aussi de lancer "dans les premiers mois de (son) quinquennat plusieurs référendum : le premier pour élargir le champ du référendum, notamment aux questions d'immigration et de sécurité". "Deux référendum suivront sur l'immigration et pour durcir la politique pénale", a-t-il expliqué.
