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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

Présidentielle 2027 : primaire de la gauche, rapports avec LFI et le PS… Tensions chez les Écologistes, Marine Tondelier sous pression

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Marine TondelierYannick JadotSandrine RousseauOlivier FaureJean-Luc MélenchonRaphaël Glucksmann
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Le contexte

La primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2027 suscite des tensions au sein des Écologistes. Marine Tondelier, à la tête du parti, défend l'idée d'une primaire tout en faisant face à des critiques internes. Les divisions entre les partisans d'une ligne réaliste proche du PS et ceux d'une ligne plus radicale, en affinité avec La France insoumise, compliquent la situation.

Ce qu'il faut retenir

Marine Tondelier, présidente des Écologistes, est contestée par des figures du parti comme Yannick Jadot et Sandrine Rousseau. Elle plaide pour une primaire de la gauche, mais fait face à des critiques sur sa stratégie. Le bureau politique a prévu une consultation des militants pour discuter de la primaire et de la candidature de Tondelier. Les tensions internes pourraient mener à des sanctions contre ceux qui soutiennent d'autres candidats.

Ce que ça change

Les tensions au sein des Écologistes pourraient affecter leur stratégie pour la présidentielle de 2027. La division entre les différentes factions du parti pourrait nuire à leur capacité à s'unir face à la montée du RN. La consultation des militants pourrait également redéfinir les alliances au sein de la gauche.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La stratégie de la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, est contestée en interne par Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, alors que le parti menace d’exclure les voix dissidentes

La patronne des Écologistes Marine Tondelier , qui défend l’idée d’une primaire de la gauche avant la présidentielle mais n’exclut pas à défaut une candidature autonome, est critiquée sur sa stratégie par deux des figures emblématiques du parti, Yannick Jadot et Sandrine Rousseau , désormais sous la menace d’une expulsion. Celle qui s’est longtemps positionnée comme trait d’union de la gauche s’accroche à l’idée d’une primaire avec le patron du Parti socialiste Olivier Faure, mais le premier secrétaire, lui-même empêtré dans des divisions internes, peine à faire trancher la question.

Une situation d’enlisement qui exaspère la patronne des Verts, candidate à ce processus de départage. D’autant qu’elle fait face à des critiques internes, récurrentes dans son parti, entre les partisans d’une ligne « réaliste », plus proches du PS, et les défenseurs d’une ligne de rupture, davantage en affinité avec La France insoumise. « Tout ce que les Écologistes pouvaient faire pour la primaire, nous l’aurons fait », défend-elle, sommant les socialistes de prendre leurs responsabilités, alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, déjà lancé dans la course à la présidentielle de l’an prochain, grimpe dans les sondages.

Pourquoi plébiscite-t-elle ce processus ? Car elle souhaite « maintenir la cohésion des Écologistes », estime un cadre socialiste. Elle veut « ne rendre les armes qu’après un scrutin et pas par un retrait au nom de l’hégémonie d’untel ou d’untel », ajoute-t-il alors que Raphaël Glucksmann (Place publique), également bien placé dans les sondages, espère aussi s’imposer comme le vote utile, mais sans passer par une primaire. Dans cette situation, la cheffe des Écologistes - qui a déjà lancé dans la campagne plusieurs sujets, comme « la lutte contre la solitude », « le congé climatique » ou « la sécurité sociale alimentaire » - commence à préparer les esprits à l’idée d’une candidature directe pour le premier tour.

Le bureau politique du parti a annoncé pour début juillet une consultation des militants, où sera proposée en premier lieu la défense de la primaire, et à défaut la poursuite de la campagne présidentielle « autour de notre candidate Marine Tondelier ». Mais l’idée est loin de convaincre une partie de ses opposants, qui lui reprochent déjà l’échec aux Européennes, où les Verts, partis sur une liste autonome, ont péniblement atteint les 5 %. Ils déplorent également les mauvais résultats aux municipales avec la perte de plusieurs villes conquises en 2020, notamment Bordeaux et Strasbourg.

Parmi ses détracteurs, l’ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot et la députée Sandrine Rousseau, sur des lignes opposées, sont parmi les plus virulents. Le premier, hostile à la primaire, ne fait pas mystère de sa proximité avec Raphaël Glucksmann. Il s’est d’ailleurs rendu au meeting de ce dernier samedi à Aubervilliers, le jugeant « le moins mauvais candidat à gauche ». Le sénateur Yannick Jadot déplore par ailleurs qu’en voulant à tout prix maintenir l’union de la gauche, Marine Tondelier entretienne « l’ambiguïté » vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon.

La cheffe écologiste a pourtant affirmé que « là où est partie LFI, on ne peut pas les suivre », déplorant les sorties polémiques déclenchées par l’insoumis notamment sur la prononciation de patronymes juifs et ses positions sur la Chine. À l’inverse, Sandrine Rousseau reproche aux Écologistes d’avoir placé le sort de la primaire « entre les mains des socialistes » et délaissé La France insoumise. La députée Sandrine Rousseau estime qu’une majorité des militants veut soutenir Jean-Luc Mélenchon, et juge dangereuse une candidature autonome « alors que le RN est aux portes du pouvoir ».

Des positions qui pourraient être sanctionnées par une exclusion, si Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau faisaient un pas de plus en soutenant officiellement d’autres candidats que Marine Tondelier. Une motion a en effet été adoptée en ce sens dimanche par les Écologistes. La direction affirme ne pas être à l’origine du texte, qu’elle a cependant soutenu, jugeant que les décisions prises démocratiquement devaient être respectées, et qu’un parti « n’est pas une caserne, mais pas un self-service non plus ».

Ses opposants dénoncent, eux, une tentative d'« épuration » et réclament un conseil fédéral extraordinaire pour discuter de la stratégie, déplorant un verrouillage des débats. « Dans le parti, beaucoup veulent la peau de Tondelier », estime un élu d’un petit parti de gauche. « Ils savent que s’ils font moins de 5 % à la présidentielle, ils sont ruinés ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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