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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

« Des marches blanches, il y en a tous les jours » : Jordan Bardella suscite une nouvelle polémique après sa déclaration à propos de l’affaire Lyhanna

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Jordan BardellaMarine TondelierFabien RousselCharles SitzenstuhlPierre CazeneuveMarine Le Pen
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Le contexte

Jordan Bardella, président du Rassemblement National, se prépare pour la campagne présidentielle. Il fait face à des critiques concernant ses déclarations sur des sujets sensibles, notamment l'affaire Lyhanna et sa présence au Grand Prix de Monaco pendant une marche en hommage à une fillette décédée. Ces événements soulèvent des questions sur sa préparation et sa capacité à gérer des situations délicates.

Ce qu'il faut retenir

Jordan Bardella a suscité une polémique avec ses propos sur les marches blanches, affirmant qu'il y en a tous les jours. Sa présence au Grand Prix de Monaco pendant une marche en hommage à une fillette a été critiquée par des opposants politiques. Il a défendu sa présence en affirmant qu'il n'était pas responsable des paparazzades et qu'il apprécie la Formule 1. Les critiques soulignent un manque de sensibilité et d'amateurisme dans sa gestion de la situation.

Ce que ça change

Cette polémique pourrait affecter la perception de Jordan Bardella en tant que candidat à la présidentielle. Les critiques sur son comportement et ses déclarations soulèvent des doutes sur sa capacité à représenter le Rassemblement National et à gérer des enjeux sensibles. Cela pourrait influencer son image auprès des électeurs et sa stratégie de campagne.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Entre ses propos sur les marches blanches et sa présence au Grand Prix de Monaco, Jordan Bardella traverse une séquence politique délicate qui interroge sur sa préparation à la présidentielle

Lancé à pleine vitesse vers la campagne présidentielle, Jordan Bardella s’est de nouveau mis en difficulté sur un sujet sensible : après son virage sur les retraites, ses derniers propos sur l’affaire Lyhanna ravivent les doutes sur la fiabilité du possible candidat du Rassemblement national. « Des marches blanches, il y en a tous les jours. » D’une simple phrase, au bout d’une heure d’interview sur BFMTV dimanche soir, le numéro un du RN a relancé une polémique apparue une semaine plus tôt.

Précisément le 7 juin, quand il était photographié en tribune officielle au Grand Prix de Monaco, verre à la main au côté de sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, à l’heure même où s’élançait dans le Gers la marche en hommage à la fillette de 11 ans dont la mort bouleverse le pays depuis bientôt quinze jours. « La famille avait demandé à ce qu’il n’y ait aucun responsable politique, donc je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez », s’est d’abord défendu Jordan Bardella.

En l’occurrence, de « s’éclater avec la jet set […] pendant que toute la France était en deuil », comme l’avait la première dénoncé l’écologiste Marine Tondelier. Ou encore d’être « plus loge VIP que bal populaire » et « plus champagne que Picon bière », selon les termes du communiste Fabien Roussel mardi matin sur Sud Radio. Accusation servie aussi sur les bancs macronistes par le député Charles Sitzenstuhl raillant « Jordan Bardella de Monaco » et son collègue Pierre Cazeneuve le qualifiant de « candidat des riches (qui) va boire du champagne à Monaco en regardant le Grand Prix ».

Critiques balayées par le pilote vedette de l’écurie RN. Déjà, il buvait « un coca avec des glaçons ». Ensuite, il n’a « publié aucune photo » et n’est « pas responsable des paparazzades » dont il est l’objet. Enfin et surtout, il « apprécie beaucoup la Formule 1 » et il a « régulièrement l’occasion d’aller à des Grands prix ». C’est d’ailleurs en accompagnant son père l’an dernier au même événement sur le Rocher qu’il avait rencontré sa royale compagne.

Visiblement agacé par la mise en cause, Jordan Bardella a même retourné la question aux journalistes qui l’interrogeaient : « Vous étiez où, vous, dimanche dernier ? ». Avant d’ajouter, ironique : « Ce soir je pensais peut-être aller au cinéma voir le film sur le Général de Gaulle, est-ce que vous êtes d’accord pour que j’y aille ? ». Ses détracteurs ont évidemment vu dans la séquence un signe de fébrilité. À gauche, un chef de parti sort le drapeau rouge : « C’est de l’amateurisme total. Une erreur de débutant. » Autrement plus grave que son manque d’inspiration sur un plateau télé en décembre, quand il ne trouvait rien de mieux, pour Nicolas Sarkozy comme Donald Trump, qu’un flagorneur « où trouve-t-il toute cette énergie ? ».

Dans les rangs du parti à la flamme, un porte-parole assure - plus de 24 heures après - ne pas avoir visionné l’émission dominicale. Mais de toute façon, depuis que les photos circulent, « personne ne m’en a parlé sur le terrain », ajoute ce cadre, qui trouve que son chef et sa bien-aimée « sont mignons tous les deux » et qu’après tout « ils n’étaient pas non plus à un concert de David Guetta ».

Minimiser, voire nier, car au RN les dérapages n’existent pas. Pas plus que les trajectoires divergentes, pourtant exposées en public depuis que Jordan Bardella a indiqué « examiner » un possible relèvement de l’âge légal de départ en retraite, puis martelé que « l’âge légal ne veut rien dire ». Marine Le Pen et ses troupes s’échinent depuis à garantir que sa promesse de 2022 (revenir à 62, voire 60 ans, avec 40 à 42 années de cotisation) demeure d’actualité. Quand on lui demande, la triple candidate à l’Élysée, dans l’attente du verdict de son procès le 7 juillet, affirme même qu’elle « n’arrive pas à comprendre où vous voyez une contradiction » avec ce que dit son dauphin. « Ils pensent la même chose, mais pas avec les mêmes mots », esquive le porte-parole précité. Quitte à laisser prospérer les spéculations sur la ligne du candidat de rechange, comme sur sa capacité à tenir la distance jusqu’à la ligne d’arrivée.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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