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electionsvia Le HuffPost··3 min de lecture

François Bayrou dégomme les candidats à la présidentielle (et les renvoie à l’Académie des menteurs)

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :François BayrouÉdouard PhilippeGabriel AttalFrançois Hollande
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Le contexte

François Bayrou, ancien Premier ministre et président du MoDem, a une longue carrière politique marquée par plusieurs candidatures à la présidentielle. Actuellement, il critique les candidats à la présidentielle de 2027, les accusant de faire des promesses irréalistes. Le débat sur la dette publique et la responsabilité des politiques est un sujet récurrent dans son discours.

Ce qu'il faut retenir

François Bayrou a critiqué les candidats à la présidentielle, les qualifiant de menteurs. Il a évoqué la nécessité de réduire la dette publique, qu'il considère comme vitale pour l'avenir du pays. Bien qu'il ne soutienne aucun candidat, il a mentionné Édouard Philippe de manière ironique. Bayrou a également expliqué pourquoi il ne se représenterait pas à la présidentielle, craignant que cela soit perçu comme un acte égoïste.

Ce que ça change

Les déclarations de Bayrou pourraient influencer le débat public sur les promesses électorales et la gestion de la dette. Sa position en tant que figure du bloc central pourrait également jouer un rôle dans les discussions sur une éventuelle primaire entre les candidats de ce bloc, face à un second tour potentiellement difficile.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

La langue de François Bayrou est décidément bien pendue. Neuf mois après avoir quitté Matignon, l’ancien Premier ministre charge tous les candidats à la présidentielle (dont il ne fait pas partie, après trois tentatives en 2002, en 2007 et en 2012). Invité de la matinale de France Inter ce mardi 16 juin, il a accusé ceux qui s’apprêtent à se lancer dans la course de faire de fausses promesses aux Français.

« Ce n’est plus une élection présidentielle, c’est l’Académie des menteurs de Moncrabeau » , a-t-il exprimé. Face à l’incompréhension des journalistes, le patron du MoDem a précisé que Moncrabeau (Lot-et-Garonne) est « un petit village gascon réputé depuis le XVIe siècle pour être la capitale des menteurs ». « Tous les ans, ils élisent le roi des menteurs » , a-t-il expliqué.

« Mais la présidentielle, ça ne peut pas être cette Académie des menteurs , a poursuivi l’ex-maire de Pau, qui a perdu son mandat aux dernières municipales après avoir été battu par Jérôme Marbot à la tête d’une liste de gauche. Or aujourd’hui tous ceux qui s’expriment promettent des trucs supplémentaires » . Ces « trucs supplémentaires » consistant, selon François Bayrou, en des dépenses supplémentaires. On se souvient que lors de son passage (éclair) à Matignon, il s’était fait une spécialité de dénoncer « la spirale de la dette » .

Il refuse de parler « d’obsession » (lui préférant le terme de « constance » ), mais François Bayrou reconnaît que la réduction de la dette est une de ses marottes depuis vingt ans. « C’est quelque chose de vital. Pas de secondaire ou d’anecdotique qu’on peut commenter avec le sourire, selon lui. Ça engage la vie du pays et ça impose que des responsables politiques courageux prennent les choses en main » . Manière de se donner le bon rôle, en se rangeant du côté de ceux qui ont eu « le courage » d’alerter. Mais aussi de rejeter la responsabilité sur d’autres, quand bien même la dette a atteint les 1000 milliards d’euros sous Emmanuel Macron dont il est un soutien majeur depuis 2017.

Pour l’heure, l’ancien Premier ministre ne soutient aucun candidat à la présidentielle. En près d’une demi-heure d’interview, il n’a mentionné qu’une seule fois le nom d’Édouard Philippe, pour ironiser sur sa volonté d’organiser des référendums. Mais n’a pas cité Gabriel Attal, pourtant lui aussi déclaré. Tout juste a-t-il reconnu « faire des nuances entre les uns et les autres » . Sans dire, par exemple, de qui il se sent le plus proche entre Édouard Philippe et François Hollande.

Auteur d’un nouveau livre intitulé Alerte sur la France qui vient (ed. de l’Observatoire), François Bayrou a expliqué pourquoi il ne comptait pas lui-même se lancer une quatrième fois dans la course à la présidentielle. « Si j’étais candidat, que penseraient les Français ? Ils penseraient que moi aussi je suis adhérent à ce parti, le TPMG (Tout pour ma gueule). Ils penseraient que c’est une déclaration de plus pour se mettre en valeur » , a-t-il déclaré.

Le MoDem, qu’il préside, participe à un comité de liaison avec les autres forces du « bloc central », parmi lesquelles Renaissance, Horizons et l’UDI. Gabriel Attal et Édouard Philippe paraissent bien déterminés à aller jusqu’au bout, mais admettent qu’il faudra à un moment se mettre d’accord si « le risque » d’un second tour entre le RN et La France insoumise est important. Le premier propose une primaire, quand le second s’y oppose fermement.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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