Le député Olivier Becht à l'Assemblée nationale le 29 avril 2025 - ARTHUR N. ORCHARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Ils sont nombreux les anciens ou actuels ministres du camp présidentiel dont le nom est cité pour une éventuelle candidature à l'Élysée. Gérald Darmanin , Bruno Le Maire ou encore Yaël Braun-Pivet … Ou même Gabriel Attal et Édouard Philippe , les deux ex-chefs de gouvernement d'Emmanuel Macron, déjà officiellement déclarés dans la course élyséenne.
Une autre personnalité politique, bien plus méconnue, figure désormais sur cette liste des potentiels prétendants. Lui aussi fut ministre sous Emmanuel Macron (entre 2022 et 2024), avec pour périmètre le Commerce extérieur et l'Attractivité. Il était même dans la promotion du président de la République à l’ENA.
Son nom: Olivier Becht, député du Haut-Rhin, apparenté au groupe Ensemble la République. Ce dernier envisage de se présenter à l’élection suprême, nous apprennent Ici Alsace et L'Alsace . Son ambition: "refonder le modèle économique, récupérer notre souveraineté énergétique, refonder le modèle social pour faire en sorte de mieux protéger tout au long de la vie."
"Nous sommes à la fin d'un modèle", théorise celui qui a participé à la création du parti Agir (centre droit).
"Ça n'a jamais aussi mal fonctionné. L'éducation, la santé et la sécurité sont au bord du gouffre et malheureusement, malgré tout l'argent public, les choses ne fonctionnent plus", ajoute-t-il.
Sur la forme, Olivier Becht souhaite porter un projet au-delà des clivages politiques. Une aspiration qui rappelle évidemment celle d'Emmanuel Macron en 2017. Mais l'intéressé jure n'avoir "jamais été macroniste", même s'il siège, en tant qu'apparenté, dans le groupe présidentiel à l'Assemblée.
"Je ne sais pas d'ailleurs ce qu'est le macronisme, et j'ai été élu député trois fois, sans étiquette. J'ai battu une candidate macroniste de La République en Marche en 2017. J'ai toujours tenu à ma liberté. J'étais, et je reste un homme libre. Mon parti politique, c'est la France", développe-t-il.
Comme pour de nombreux prétendants à l'Élysée, deux questions se posent quant à sa capacité à aller au bout d'une candidature: peut-il réellement réunir les financements nécessaires? Quid de l'obtention des 500 parrainages d'élus?
