Aller au contenu principal
Toute l'actualité
gouvernementvia Le Figaro — Économie··4 min de lecture

Prime carburant, «grands rouleurs» : ce qu’il faut retenir des annonces de Sébastien Lecornu face à la crise au Moyen-Orient

Personnalités citées :Sébastien LecornuPhilippe Tabarot
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La hausse des prix du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient impacte l'économie française. Le gouvernement français doit répondre aux besoins croissants des ménages et des secteurs économiques touchés par cette crise. Les dispositifs d'aide existants sont en cours de réévaluation pour mieux soutenir les travailleurs et les entreprises.

Ce qu'il faut retenir

Sébastien Lecornu a annoncé un renforcement des aides aux secteurs touchés par la hausse des prix du pétrole. Les aides sectorielles seront prolongées jusqu'à fin août et élargies à de nouveaux bénéficiaires. La prime carburant pour les travailleurs modestes sera doublée et l'accès à la prime employeur sera assoupli. Des mesures spécifiques seront mises en place pour les aides à domicile et les chauffeurs de taxi.

Ce que ça change

Ces annonces visent à soutenir les ménages et les secteurs économiques face à la flambée des prix du pétrole. Le gouvernement cherche à éviter une détérioration de la situation financière des Français tout en maintenant un contrôle sur le déficit public. Les nouvelles mesures pourraient avoir un impact significatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs modestes et sur la viabilité des secteurs économiques les plus touchés.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.

Le gouvernement muscle ses aides aux ménages et aux secteurs étranglés par la hausse des prix du pétrole. Mais refuse de rouvrir les vannes de l’argent public.

La guerre au Moyen-Orient s’installe, le prix du baril reste élevé et chaque jour qui passe fragilise davantage l’équilibre financier de millions de Français. C’est dans ce contexte tendu que Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 21 mai, le renforcement du dispositif de soutien aux secteurs économiques les plus sinistrés par la flambée des prix du pétrole et de ses dérivés. Prolongation jusqu’à la fin de l’été des dispositifs sectoriels existants, élargissement du public ciblé, doublement de la prime carburant employeur : le premier ministre a promis ce jeudi un «changement d’ampleur et d’échelle» , sans creuser davantage le trou béant du déficit public. Le Figaro fait le point sur les principales annonces à retenir.

Si Sébastien Lecornu assure ne pas vouloir «changer de philosophie» dans la méthode, il a acté ce jeudi l’abandon de l’approche mensuelle des aides accordées. Le gouvernement prolonge jusqu’à la fin août les aides déjà en place pour les secteurs les plus exposés à la flambée du prix des carburants : pêche, agriculture, transport routier et BTP. Il s’agit de «donner des perspectives à des pans entiers de l’économie» , a souligné le chef du gouvernement.

Le principe reste le même : ces secteurs bénéficieront, sous des formes adaptées (remboursement sur factures, aides forfaitaires, subventions), d’une aide équivalente à environ 20 centimes par litre de carburant pour le transport routier et le BTP, de 30 à 35 centimes pour les pêcheurs et de 15 centimes pour les agriculteurs. La portée de ces mesures est même légèrement élargie puisque le secteur du transport fluvial pourra désormais en profiter, tandis que le nombre de salariés maximal passe de 20 à 50 pour les entreprises du BTP.

Bonne nouvelle pour les «travailleurs modestes grands rouleurs» : non seulement le coup de pouce de 50 euros accordé fin avril est prolongé jusqu’en août, mais son montant est doublé pour atteindre 100 euros. Sont concernés les actifs modestes qui utilisent leur véhicule personnel pour leurs trajets professionnels, avec un seuil minimal de 15 km par trajet ou 8000 km par an.

Pour l’heure, les quelque trois millions de bénéficiaires potentiels n’ont encore rien perçu : les demandes ne pourront être déposées qu’à partir du 27 mai sur le site impôts.gouv.fr . Pas de panique toutefois : l’aide sera versée dans la foulée et de façon rétroactive.

Pour le grand public salarié, l’une des principales annonces de ce jeudi reste l’assouplissement de la «prime carburant» versée par les employeurs. Jusqu’ici, elle était réservée à ceux qui pouvaient prouver l’absence d’alternative en transports collectifs, avec environ 1,5 million de bénéficiaires.

Double changement à partir de juin : d’une part, la condition d’absence de transport collectif est supprimée. D’autre part, le plafond de la prime sera doublé, passant de 300 à 600 euros par an. Sachant qu’elle reste totalement exonérée : pas de cotisations sociales pour l’employeur, pas d’impôt sur le revenu pour le salarié. En pratique, on passe d’une niche de 1,5 million de bénéficiaires potentiels à la quasi-totalité des salariés, même si rien n’oblige les entreprises à verser cette prime.

«Nous n’abandonnerons personne» , a martelé ce jeudi le premier ministre. L’exécutif élargit ainsi la liste des professions soutenues. À commencer par les aides à domicile, dont l’indemnité kilométrique sera revalorisée pour compenser leurs trajets professionnels à hauteur d’environ 20 centimes par litre - soit environ 200 euros supplémentaires annuels pour une professionnelle qui parcourt 10.000 km par an. Un nouveau dispositif de leasing social pour l’achat d’une voiture électrique «sans apport» leur sera également accessible.

Les indemnités de déplacement pour les fonctionnaires qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur service seront quant à elles revalorisées : ils profiteront, entre le 1er juin et le 31 décembre, d’une majoration qui représentera l’équivalent, là encore, de 20 centimes par litre de carburant. Les enseignants remplaçants, les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) et les agents hospitaliers ont notamment été mentionnés.

Un geste a également été fait en direction des chauffeurs de taxi, qui bénéficieront, à partir du 1er octobre, d’une aide à l’achat «allant jusqu’à 5.500 euros pour un véhicule électrique» , selon le ministre des Transports Philippe Tabarot. Attention toutefois : cette aide, qui existera pour une «durée d’au moins trois mois» , sera réservée aux véhicules électriques «assemblés au sein de l’espace économique européen» , a précisé le ministre.

Le «quoi qu’il en coûte» , c’est terminé, a insisté ce jeudi Sébastien Lecornu, se refusant notamment à «toute baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant». Fidèle à son objectif de maintenir des aides «temporaires» et «ciblées sectoriellement» , il assure que le dispositif de soutien continuera d’être «adapté» en fonction de l’évolution de la crise et au plus près des besoins des secteurs les plus touchés.

La pression internationale se fait d’ailleurs sentir : quelques heures seulement avant l’annonce du nouveau paquet d’aides, le Fonds monétaire international (FMI) a rappelé l’importance de se limiter à une réponse «limitée, temporaire et ciblée» . Et pour cause : à ce stade, le rythme de réduction des dépenses publiques est «insuffisant» pour ramener le déficit public sous l’objectif des 3 % en 2029, souligne l’institution.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.