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gouvernementvia France 24··3 min de lecture

Prix des carburants : le gouvernement français complète les aides face à la crise au Moyen-Orient

Personnalités citées :Sébastien LecornuMaud BregeonDavid AmielSerge PapinStéphanie RistPhilippe Tabarot
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Le contexte

La hausse des prix des carburants en France est liée à la guerre au Moyen-Orient, qui a des répercussions sur l'économie mondiale. Le gouvernement français a mis en place des aides pour soutenir les secteurs touchés par cette crise. Les mesures d'aide sont en cours d'évaluation et de prolongement en fonction de l'évolution de la situation.

Ce qu'il faut retenir

Le gouvernement français a annoncé le prolongement des aides pour les secteurs de la pêche et de l'agriculture face à la hausse des prix des carburants. De nouvelles aides de 710 millions d'euros seront mises en place pour soutenir les travailleurs et les entreprises en difficulté. Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes sera doublé, et la prime carburant sera simplifiée et augmentée. Des aides spécifiques seront également accordées aux chauffeurs de taxi pour l'achat de véhicules électriques.

Ce que ça change

Ces mesures visent à atténuer l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient sur les citoyens français et à soutenir les secteurs les plus touchés. Elles montrent la volonté du gouvernement de maintenir l'activité économique tout en gérant les conséquences budgétaires de ces aides. Les ajustements des aides pourraient influencer la perception des citoyens sur la gestion de la crise par le gouvernement.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Les aides ciblées ​mises en place en France pour amortir l'envolée des prix des carburants résultant de la guerre au ​Moyen-Orient seront reconduites pour les mois à venir et, pour certaines, jusqu'à l'automne, a annoncé jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant que cette guerre allait "durer". De nouvelles mesures viennent compléter les dispositifs existants.

Le Premier ministre a estimé, jeudi 21 mai, que la guerre au Moyen-Orient allait "durer", "sous une forme ou une autre", avec un retour à la normale au plus tôt entre "l'été et l'automne" pour l'économie mondiale.

Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont donc détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par ce conflit.

L'"obsession" du gouvernement est que "le pays doit tourner" en dépit d'une guerre qui promet de durer, a affirmé le chef de l'exécutif.

Voici ce qu'il faut retenir de leurs annonces.

Afin de maintenir l'activité, les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l'agriculture sont reconduites pour trois mois.

Ces aides sont respectivement de "30 à 35 centimes d'euros par litre de gazole" pour les pêcheurs selon "le cadre défini par la Commission européenne", et de "15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs", a dit la ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon.

Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers sont également prolongées pour trois mois.

Le gouvernement va apporter pour 710 millions d'euros de nouvelles aides pour les secteurs et les travailleurs les plus en difficulté, a annoncé le ministre des Comptes publics David Amiel.

"Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'1,2 milliard d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin: 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées, et 710 millions d'euros d'aides nouvelles", a-t-il dit.

Il a en outre assuré que la guerre ne crée "aucun surplus" budgétaire pour l'État.

Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes grands rouleurs, jusqu'ici fixé à 50 euros, va doubler pour atteindre 100 euros.

L'aide sera également prolongée de trois mois à partir de juin. Elle cible trois millions de Français et représente un soutien en moyenne de 0,20 euro par litre, selon Maud Bregeon.

Un formulaire sera disponible sur l'espace personnel du site impots.gouv.fr pour en bénéficier.

Le ministre chargé des PME, Serge Papin, a annoncé renforcer et simplifier la prime carburant, dont le plafond passera de 300 euros à 600 euros. Celle-ci, défiscalisée, peut être versée par les entreprises aux salariés dépendant de leur véhicule pour se rendre au travail.

"Les critères d'attribution seront supprimés", a dit Serge Papin. En clair, plus de contraintes liées au lieu de résidence ou au cumul avec d'autres primes, ni de justificatifs à fournir.

"Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui, parmi leurs salariés, a besoin de ce coup de pouce" qui reste défiscalisé et exempt de charges sociales, a-t-il ajouté.

Les aides à domicile, qui roulent beaucoup, vont bénéficier d'une "revalorisation pérenne de (leurs) indemnités kilométriques, qui représente environ 20 centimes par litre d'essence", selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

Elles pourront aussi prétendre à un programme de "leasing automobile social" pour accompagner celles qui voudraient un véhicule électrique.

Le gouvernement va augmenter les indemnités de déplacement pour les fonctionnaires qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur service, selon David Amiel.

La majoration représentera l'équivalent d'environ 0,20 euro par litre de carburant et sera destinée aux agents publics qui doivent se déplacer régulièrement sur le terrain, comme par exemple les enseignants remplaçants.

Les chauffeurs de taxi bénéficieront "à partir du 1er octobre" d'une aide à l'achat "allant jusqu'à 5 500 euros pour un véhicule électrique", selon le ministre des Transports Philippe Tabarot.

L'aide, qui existera au moins trois mois, sera réservée aux véhicules électriques assemblés au sein de l'espace économique européens.

Sébastien Lecornu a affirmé que le gouvernement "ne change pas de philosophie" mais uniquement d'"échelle" concernant les aides.

Hors de question, selon lui, d'installer une "baisse générale" de la fiscalité sur le carburant, qui coûterait "très cher" aux finances publiques.

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Le Premier ministre a aussi prévenu que, ces mesures ayant un coût, "un certain nombre d'économies" seraient nécessaires.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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