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PSG reçu à l'Élysée : la passion du foot semble être devenue chez les politiques un passage obligé (dont se passe le RN)

Personnalités citées :Emmanuel MacronMarine Le PenJordan BardellaFrançois HollandeÉdouard PhilippeGabriel Attal
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Le contexte

Le football en France a une longue histoire d'interaction avec la politique, notamment depuis les succès de l'équipe nationale. Les réceptions officielles des équipes victorieuses par les dirigeants politiques sont devenues une tradition, illustrant l'importance du sport dans le paysage politique français. Les tensions autour des violences liées au football ajoutent une dimension polémique à cette passion.

Ce qu'il faut retenir

Après la victoire du PSG, de nombreux responsables politiques ont exprimé leur passion pour le football, illustrée par une réception à l'Élysée. Emmanuel Macron a prévu un déjeuner avec les Bleus avant le Mondial. Cependant, le RN s'est distancié de cette célébration, critiquant les violences qui ont suivi les célébrations. Marine Le Pen a affirmé que la France est unique en son genre pour les émeutes liées au football, une affirmation contestée par des exemples internationaux.

Ce que ça change

Cet événement souligne le lien entre le football et la politique en France, révélant comment les succès sportifs peuvent être utilisés pour des fins politiques. La réaction du RN montre également une fracture dans la manière dont les partis politiques s'approprient ou rejettent la culture footballistique, ce qui pourrait influencer leur image auprès des électeurs.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Tout le week-end, après la victoire du PSG, d'Édouard Philippe à François Hollande en passant par Gabriel Attal et bien d'autres, des responsables politiques ont mis en scène leur passion du ballon rond.

Au lendemain des célébrations de la deuxième étoile du PSG, le football est aussi devenu un enjeu politique, comme l'illustre la réception dimanche 31 mai, à l'Elysée, des joueurs et du staff, invités comme l'an dernier par le chef de l'État.

Ce genre de visite est devenu un rituel à chaque triomphe du foot français. Autre coutume, d'ailleurs, Emmanuel Macron ira aussi déjeuner, mardi, à Clairefontaine avec les Bleus, en partance pour le Mondial aux États-Unis.

Tout le week-end, de très nombreux responsables politiques ont ainsi mis en scène leur passion du ballon rond. Une idée reçue veut que cette pratique date de la Coupe du Monde 1998, sur fond de rivalité et de surenchère entre Jacques Chirac et Lionel Jospin.

En réalité, le phénomène est beaucoup plus ancien. Valéry Giscard d'Estaing avait par exemple reçu les Verts de Saint-Étienne, en 1976, au lendemain d'une défaite en finale. En fait, ce qui a changé, c'est d'abord que le football français collectionne les succès depuis 30 ans. Et puis, dans le même temps, les répercussions médiatiques, économiques, sociales et même géopolitiques de ce sport ont explosé.

Mais le football n'est pas qu'une passion populaire, c'est aussi devenu un objet de polémique politique. On l'a vu, ce week-end, avec les violences et débordements également devenus rituels.

Des centaines d'interpellations, de nombreux policiers blessés, des incidents condamnés par les politiques de toutes étiquettes/ Avec une mention spéciale pour le RN qui a fait bande à part en prenant soin de ne pas célébrer le succès du PSG. Il faut dire que depuis Jean-Marie Le Pen, les dirigeants du FN puis du RN n'ont jamais aimé le foot. Les polémiques se sont succédé, récemment encore, quand Kylian Mbappé a de nouveau pris position contre l'extrême droite.

Alors, ce week-end, le RN a concentré ses réactions sur la dénonciation de ceux que Jordan Bardella appelle "les émeutiers, agresseurs, et pillards" . Et Marine Le Pen, qui assume de ne pas aimer le foot, a assuré qu' "il n'y a qu'en France où une victoire de football provoque des émeutes" .

Ce n'est hélas pas vrai. La violence se greffe aussi parfois au football chez nos voisins, et même en cas de victoire. Dans la liste, 150 gardes à vue ont eu lieu en mars, à Dortmund en Allemagne. Un match a aussi été interrompu à Getafe, en Espagne, pour cause d'affrontements. Des supporters israéliens ont été attaqués dans les rues d'Amsterdam, il y a deux ans. Ou encore, des émeutes ont fait un mort et des centaines de blessés à Naples, l'an dernier, lors de la célébration du titre de champion d'Italie, alors que c'est un pays dirigé par Giorgia Meloni, une alliée du RN.

L'instrumentalisation du football - ses bons et ses mauvais aspects - par les politiques, c'est la rançon de l'impact planétaire unique de ce sport. C'est un chaudron qui fait bouillonner les passions pour le meilleur, et parfois pour le pire. S'il le fait parfois de façon excessive, déraisonnable, c'est vrai, c'est parce que, comme le disait Bill Shankly, le légendaire manager de Liverpool : "Le foot, ce n'est pas une histoire de vie ou de mort… C’est beaucoup plus important que ça !"

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Texte extrait depuis l'article original sur francetvinfo.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur francetvinfo.fr.

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