Raphaël Glucksmann le 25 avril 2026 à Liffré en Bretagne - LOU BENOIST / AFP
Lui, c'est lui, moi, c'est moi? Raphaël Glucksmann se défend à nouveau ce mercredi 27 d'incarner "un nouveau Macron", refrain vivace à gauche, principalement alimenté par ses rivaux insoumis. "Si j'avais cru au macronisme, j'aurais rejoint le macronisme", déclare sur France Inter le leader de Place publique, qui fait par ailleurs durer le suspens sur une candidature à la présidentielle voulant se laisser "trois mois" pour convaincre.
"Si j’ai refusé leurs avances, leurs propositions, depuis le début, avant même qu’ils ne prennent le pouvoir, c’est parce que fondamentalement, je n’ai jamais cru à cette offre politique", poursuit Raphaël Glucksmann.
Et de mettre en avant deux sujets de désaccord: "la politique sociale et économique" du président de la République, dont il a "toujours su" qu'elle "favoriserait les plus riches et qu’elle défavoriserait les plus pauvres", ainsi que son action en matière d'écologie. "J’ai tout de suite compris qu’il n’avait absolument rien compris à l’immense transformation écologiste que nous devons opérer", cingle-t-il.
Si les ralliements des ex-macronistes Sacha Houlié et Aurélien Rousseau à Place publique ont donné du grain à moudre à ses détracteurs, Raphaël Glucksmann contre-attaque, dénonçant une "gauche sectaire".
"Nous ne sommes pas des videurs de boîte de nuit et il y en a marre de ce sectarisme absolu", lâche-t-il, se voulant "ouvert à tous ces Français, toutes ces Françaises, qui ont fait d’autres choix et qui aujourd’hui veulent rejoindre l’espace de la gauche démocratique et républicaine."
Arrivé en tête de la gauche aux dernières élections européennes, avec le soutien du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann fait partie des candidats potentiels pour la prochaine élection présidentielle depuis des mois, lui qui est testé légèrement au-dessus des 10% dans différents sondages.
Seulement, l'essayiste de 46 ans a préféré ne pas franchir le rubicon ce mardi lors d'une interview au 20 heures de TF1, se donnant "trois mois" pour décider s'il se présente à la présidentielle et convaincre qu'il est le plus à même de porter les couleurs de la social-démocratie, qui ne doit, selon lui, avoir qu'un seul candidat.
