Après l'affaire Lyhanna, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exigé que toutes les plaintes qui "concernent les enfants", soit 70 000 au niveau national, soient reprises par tous les procureurs généraux d'ici la mi-juillet. franceinfo a passé une journée au sein du tribunal d'Amiens qui s'est réorganisé en ce sens, alors que le volume annuel de dossier est déjà très élevé.
Dans le bureau du procureur de la République d'Amiens, Jean-Philippe Vicentini, mardi 16 juin, des photos de famille, un portrait en noir et blanc de Johnny Hallyday, mais pas de piles de dossiers comme on pourrait l'imaginer. "Beaucoup de plaintes arrivent dématérialisées directement sur les ordinateurs , explique-t-il . On reçoit chaque année entre 30 et 40 000 procédures. Sur ce total,, on dénombre environ 11 procédures que nous qualifions de poursuivables, là où il y a un auteur identifié et une infraction."
"Une vraie crainte que ces dossiers soient bâclés" : les magistrats peuvent-ils examiner 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs en un mois ?
